Procès en appel d’activistes en lutte contre les PFAS

RÉSUMÉ : Huit activistes seront jugé.es en appel mardi 11 février à la Cour d’Appel de Lyon. Ils et elles avaient été jugé.es en première instance le 18 juin dernier, suite à une action sur le site d’Arkema à Pierre-Bénite dans le Rhône, visant à dénoncer les agissements inconsidérés de la multinationale et ses pollutions aux PFAS. Un rassemblement aura lieu à partir de 11h30 devant le tribunal. Des prises de paroles d’élu.es nationaux.les  et locaux.les et acteur.ices de la lutte contre les PFAS sont prévues pour soutenir les prévenu.es et continuer de résister face aux polluants éternels.

Le 2 mars dernier, 400 militant·es se rendaient à l’usine d’Arkema à Pierre-Bénite pour exiger la dépollution des zones contaminées, l’application du principe de précaution ainsi que la réparation du préjudice subi par les habitant·es et les travailleur·euses. 8 personnes ont été interpellées ce jour-là. Après avoir subi des gardes à vue de près de 48H, elles ont été convoquées au tribunal et risquent aujourd’hui des peines allant jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende. Cinq d’entre elles ont simplement accroché une banderole sur un bâtiment, les autres ne sont même pas entrées sur le site.

Le 18 juin, le procès en première instance a eu lieu au nouveau tribunal de Lyon. Les témoignages d’habitant·es victimes de ces pollutions, de toxicologues et d’élu·es engagé·es contre le fléau des polluants éternels se sont enchaînés, étayant les motivations des prévenu·es. Ils et elles se sont également défendu·es, rappellant la nécessité d’une telle action. Les plaidoiries des avocat·es ont fini d’enfoncer les portes déjà grandes ouvertes : cette action était légitime et nécessaire. Et c’est ce qu’a fini par reconnaître le tribunal, relaxant 7 prévenu·es sur 8 au motif que cette action relevait de la liberté d’expression. Suite à cette décision, le Procureur et Arkema ont fait appel main dans la main, conduisant les 8 prévenu·es devant la justice une nouvelle fois. Puisqu’il le faut à nouveau, nous ferons à nouveau valoir que leurs agissements étaient nécessaires, proportionnés et légitimes.

Pour rappel, Arkema est un des principaux producteurs de PFAS, molécules toxiques à l’origine de l’un des plus gros scandales sanitaires de ces dernières décennies. Alors qu’une loi sur ces polluants éternels avait été approuvée par le Parlement avant la dissolution de l’Assemblée Nationale, les militant·es continuent d’être criminalisé·es. Ils et elles ont pourtant lutté activement pour l’interdiction de ces polluants éternels et ont largement participé à remettre ce sujet au centre du débat public. Ces activistes ont subi un véritable acharnement policier et judiciaire : gardes-à-vue de près de 48h, destruction de matériel et de téléphone portable, confiscation de voiture et contrôles judiciaires ont été de mise.

Maintenant que les PFAS sont au cœur des préoccupations publiques, que des réponses politiques et légales sont apportées à ce scandale et donnent raison à la lutte contre Arkema, la réponse judiciaire doit être à la hauteur des enjeux. Une condamnation de nos militant·es à quelques jours du retour de la Loi PFAS à l’Assemblée Nationale serait incompréhensible.

Un rassemblement déclaré se tiendra donc devant la Cour d’Appel dès 11H30. Il est primordial de rappeler que ces militant·es, comme d’autres, ont joué un rôle important de lanceur·euses d’alerte, et que les silencier est intolérable. Nous, Youth For Climate Lyon et Extinction Rebellion Lyon, organisateur·ices de cette action, affirmerons à nouveau notre soutien aux militant·es victimes d’une répression toujours plus féroce.

Des interviews sont possibles sur place ou en amont.

Pour en savoir plus, vous pouvez joindre les contact presse.

Quand l’espoir meurt,
l’action commence !

Contacts presse :

Marin BISSON : 06 51 12 62 66
Ellyn (uniquement le jour J) : 06 88 69 35 89
Amid KHALLOUF (avocat) : 07 68 97 47 86
Mail : youthforclimately@proton.me

 

La vague d’actions contre Lafarge et le monde du béton est bien lancée ! – Bilan d’étape.

Depuis deux jours, la campagne d’action contre Lafarge et le monde du béton, appelée par plus de 200 organisations et luttes locales, bat son plein. De Toulouse à Bruxelles, de Corseul à Marseille, en passant par Saint Barthélémy d’Anjou ou Héricourt de nombreuses actions visent ces entreprises dont les profits tiennent à la perpétuation du ravage environnemental. Chaque heure, la carte créée pour recenser les actions voit de nouveaux points apparaître :

Chacun de ces points marque la créativité et la solidarité du front contre Lafarge.

Au Forez, à Strasbourg, Belfort, au Teil, à Paris ou en Anjou, ce sont des foules de tout âge qui se rassemblent face aux grilles, des banderoles accrochées aux silos ou un mur en terre-paille construit devant une centrale à béton. À Lyon, pendant la fête des lumières, un « Lafarge + Daesh = coeur » a, entre autre, illuminé les ponts. Samedi, la lutte contre l’A69 a réussi à mobiliser quasi 2000 personnes, à s’introduire sur le site d’une future usine à bitume qui sera utilisée pour le chantier de l’autoroute et à le désarmer ! 

Ailleurs, des luttes locales se sont emparées de cette campagne d’action : à Doulon (Nantes) une charpente a été amenée par des tracteurs sur des terres maraîchères menacées d’artificialisation, tandis qu’en Nouvelle-Aquitaine, les manifestant·es se sont rendu·es sur une carrière liée au projet de LGV. A Val de Reuil dans l’Eure ce dimanche, deux cent personnes se sont introduites par surprise sur une centrale à béton Lafarge et l’ont mise à l’arrêt avant une opération de dispersion policière. Les manifestant·es ont trouvé refuge dans la forêt de Bord, actuellement menacée par un projet de contournement autoroutier. Pendant ce temps, des dizaines d’autres, avec des masques d’animaux ont ravalé la façade d’un site Lafarge en plein Paris et l’ont occupé pour un goûter d’anniversaire au 1 an du désarmement de la cimenterie de Bouc Bel Air, un des 50 sites les plus polluants du pays.

Parfois, comme en Bretagne, à Saint Egrève, à Bouguenais, en Suisse les centrales à béton ont été visitées de nuit, repeintes et désarmées par des hérissons en boules, des lutins éco-terroristes, un commando pom-pote ou un gang des tongues à l’aide de mousse expansive, de petits outils de circonstance ou de sable dans les réservoirs. On peut citer le communiqué de Corseul (22 : « Nous, Hérissons, nous sommes introduits dans la centrale et avons grignoté quelques câbles,(…). Cet acte est avant tout un acte d’autodéfense contre un ennemi commun, Lafarge-Holcim. » 

Vous avez là un rapide premier aperçu de ce qu’il s’est passé ce week-end et qui continue les jours prochains. Un live est tenu à jour ici https://lundi.am/Du-9-au-12-decembre-4-journees-d-actions-contre-le-Beton et les actions sont relayées sur les RS d’Attac, XR, Soulèvements de la Terre, Solidaires, YFC entre autre et par divers médias indépendants. Des compte-rendus détaillés et photos de l’ensemble des actions sont disponibles sur le site https://journeescontrelebeton.noblogs.org. Un an après que des personnes se sont introduites de manière retentissante sur la cimenterie marseillaise, puis que Lafarge et la police anti-terroriste ont cherché à étouffer l’opposition en acte au monde du béton, le combat s’est de toute évidence démultiplié. Lors de ces mobilisations, de nombreux messages de soutien ont d’ailleurs été adressés aux personnes mises en cause par les enquêteurs. Face à l’artificialisation galopante des terres et à l’impact critique de ces industries dans le réchauffement climatique, cibler les sites du béton et du bitume a pris ce week-end l’allure d’une épreuve sportive hexagonale salutaire. Il paraît même que l’on parle de l’inscrire aux prochains Jeux Olympiques. 

Face à l’association de malfaiteurs que constituent Lafarge et le gouvernement, les arrêter ne relève pas du terrorisme, mais d’un acte de résistance qui se propage. Comme les occupant·es des usines Lafarge du Port de Gennevilliers y avaient appelé en juin 2021 : « Lafarge et ses complices n’entendent rien à la colère des générations qu’ils laissent sans avenir dans un monde ravagé par leurs méfaits. Leurs silos et malaxeuses sont des armes qui nous tuent. Ils ne cesseront pas sans qu’on les y force. Nous allons donc continuer à démanteler ces infrastructures du désastre nous‑mêmes. Nous appelons toutes celles et ceux qui se soulèvent pour la terre à occuper, bloquer et désarmer le béton. »

L’appel à agir court jusqu’à mardi. Nous vous invitons à rejoindre les actions autour de chez vous.

Contact mail de la campagne pour informations, annonces et relais des mobilisations : journeesbeton@immerda.ch

 

Mettons fin à la finance fossile ! Grève internationale des jeunes pour le climat les 3 et 4 Mars 2023

A travers une grève scolaire le vendredi 3 ainsi que des manifestations et actions le samedi 4 Mars 2023, la jeunesse sera à nouveau dans la rue pour une société écologique et juste dans le monde entier.

 

La situation écologique mondiale est de plus en plus sombre. Ces derniers mois, dans le monde entier les inégalités sociales et climatiques se sont aggravées: nous avons vu les lobbies en nombre à une COP27 vidée de son sens, de graves sécheresses s’abattre partout lors d’une canicule record ou encore l’élaboration de projets destructeurs d’ampleurs comme le pipeline EACOP en Ouganda.

Face à cela, aucune réponse des gouvernements n’a été à la hauteur, lorsqu’elle n’a pas été anti-écologique.

En France, le ministre de la transition écologique assume de ne pas avoir respecté l’accord de Paris après que le président de la République ait osé demander pendant ses voeux « Qui aurait pu prédire la crise climatique?« .

 

Nous ne supporterons plus ce cynisme.

La situation écologique et sociale dramatique actuelle est le fruit de choix de nos gouvernants qui prônent un modèle économique qui nous mène à notre perte.

Rappelons que 100 entreprises sont responsables à 71 %des émissions de gaz à effet de serre.

Si nos élus persistent à vouloir les soutenir, nous allons les contraindre à changer de direction.

 C’est pourquoi les 3 et 4 mars, Youth for Climate France, en tant que branche française de Fridays for Future, suivra le mot d’ordre international « End Fossil Finance » et ciblera des grandes entreprises polluantes et injustes.

 

Youth for Climate France est pleinement solidaire du mouvement social en cours.

C’est pourquoi nous agirons à travers nos actions pour l’arrêt de tout soutien financier de l’état aux entreprises polluantes et injustes ainsi que la taxation des profits de ces entreprises pour financer des politiques sociales: retraite à 60 ans, prix de l’énergie et de l’alimentation décents, amélioration des services publics…

Contacts presse :

National :
Hugo : 06 41 95 42 85
Léna : 07 82 24 24 62

Paris :
Angelo : 07 83 85 32 85
Anna : 07 68 30 12 01

Mail : presse@youthforclimate.fr

 

YFC aux côtés des travailleur·euses contre la réforme des retraites

Youth for Climate France se tient aux côtés des travailleur•euses, des chômeur•euses, des syndicats et de tout le mouvement social pour dénoncer une réforme des retraites injuste et violente. Le mouvement appelle la jeunesse à participer massivement aux manifestations organisées dans toute la France.

Nous connaissons depuis notre naissance des crises sociales et écologiques alarmantes. Jeunes, nous avons assisté au démantèlement progressif des services publics et à la libéralisation à outrance de l’économie ; jeunes, nous constatons chaque jour un peu plus les ravages du réchauffement climatique et de l’explosion des inégalités ; jeunes, nous n’assisteront pas sans réagir à la destruction progressive de notre système de retraites public, qui protège encore et toujours les intérêts de quelques-uns.

Au côté des travailleur·euses, des chômeur·euses, des syndicats et de la majorité des français·es, la jeunesse dit NON à cette réforme violente. Nous n’acceptons pas un allongement de la durée de travail alors qu’à 64 ans,  un quart des hommes les plus pauvres sont déjà morts. Nous refusons de « travailler plus pour produire plus » dans un monde déjà détruit par la surproduction.

Cette réforme est profondément injuste : alors que l’évasion fiscale se compte en dizaines de milliards, et qu’une taxation minime des plus hauts revenus permettrait de financer le système de retraites, E. Macron choisit de faire peser le poids du système sur les plus précaires. À rebours de toutes les avancées sociales obtenues par la lutte des travailleur•euses, elle oblige à « travailler plus pour gagner plus », et conduira à une précarisation des retrairé•es et au transfert progressif du système de retraites aux fonds privés, notamment pour toutes les personnes qui n’arriveront pas à justifier d’une carrière complète et n’obtiendront pas de pension suffisante. Véritable instrument de programmation d’une défaillance provoquée du système plublic, elle est le préalable à l’ouverture d’un marché destiné aux fonds d’investissement comme BlackRock.

Aux côtés de tout le mouvement social, Youth for Climate France appelle à rejoindre les manifestations organisées dans toute la France contre cette réforme violente et injuste. Il est urgent de repenser l’activité humaine en-dehors d’un cadre capitaliste et productiviste.

Contacts presse :

Anna : 07 68 30 12 01
Fitz : 06 41 95 42 85
Mail : presse@youthforclimate.fr

 

Mobilisation de rentrée, appel international à la grève pour le climat

Cet été a été marqué par les évènements climatiques extrêmes : 33 jours de canicule, assèchement des cours d’eau, 90 des 96 départements en alerte sécheresse, 62 000 hectares ravagés par des méga-feux… et tout cela a des conséquences évidemment écologiques, mais aussi sociales. En France, les agriculteur.ice.s sont au plus mal. À titre indicatif, 25% de la production du blé français a été perdu. Au niveau international, 260 millions de personnes supplémentaires vont basculer dans une pauvreté extrême en 2022. Face à cela, pas de grands changements en vue, les entreprises continuent d’exploiter le vivant en toute décomplexion, dans l’idéologie néolibérale. Les banques françaises continuent de financer des projets écocides et néocoloniaux en Afrique. Le modèle agricole intensif reste la voie favorisée par les Etats, États qui, en plus de culpabiliser les individus sur leur consommation personnelle, y compris et surtout les classes populaires, s’abstiennent de parler des abus des ultra riches, de la quête du profit avant tout, et continuent de mener une politique de bétonisation et de destruction des milieux naturels.

Une belle rentrée pour notre génération, qui est née en portant le poids de la destruction du vivant et pour qui l’éco-anxiété ne cesse d’augmenter ! Nous le répétons sans cesse : nous ne sommes pas coupables, car nous n’avons pas le pouvoir ; pour autant, nous ne sommes pas collectivement impuissant.e.s. Du 23 au 25 septembre, lors de manifestations dans plus de 20 villes en France, la jeunesse sera en lutte pour un changement radical de société, pour l’écologie et la justice sociale.

Contacts presse :

Avel : 07 69 80 47 77
Olive : 06 49 66 30 49

Tournesol (Nantes) : 06 71 24 00 78
Kumquat (Lyon) : 07 68 25 81 00

Mail : presse@youthforclimate.fr

 

Les 25 et 26 Mars, Youth for Climate fera grève pour l’écologie

Les 25 et 26 Mars prochain, la jeunesse sera en lutte pour l’écologie et la justice sociale. Après un quinquennat marqué par des politiques climaticides, la double-condamnation de l’État français pour inaction climatique, une dérive sécuritaire dangereuse dans un modèle capitaliste néolibéral, lutter pour la jeunesse est un devoir.

Entre grèves et manifestations, ces deux journées s’inscriront dans un contexte de mobilisation internationale du mouvement Fridays for Future. Dans un monde où ses perspectives d’avenir disparaissent peu à peu, la jeunesse reste unie au-delà des frontières.

Les vendredi 25 et samedi 26 Mars se tiendront dans de nombreuses villes de France et à l’international des grèves et manifestations pour le climat, la justice sociale et une écologie inclusive.

« Partout dans le monde, la jeunesse se mobilisera. Nous sommes unis au sein d’une génération défendant son intérêt vital par-delà les barrières étatiques et les nationalismes. Parce que nous avons à vivre ensemble, nous voulons dire que nos modes de vie sont par définition négociables. »

Julia, de Youth for Climate Nantes

Tout au long du dernier quinquennat et depuis des dizaines d’années, l’État a failli à son devoir de protection des citoyens. Face à l’urgence climatique, l’action des gouvernements a été purement anti écologique et criminelle. Derniers exemples en date : la double-condamnation de l’Etat par les tribunaux dans l’Affaire du Siècle ou l’affaire Grande Synthe.

« L’État français n’a pas seulement failli dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il a volontairement soutenu et participé à des projets écocidaires comme le projet EACOP de Total en Ouganda et Tanzanie. C’est un scandale pour les droits humains comme pour l’environnement. »

Oscar, de Youth for Climate Lyon

Dans un contexte sécuritaire où les libertés sont de plus en plus restreintes, alors que les perspectives d’avenir de la jeunesse disparaissent au fil des discours politiques sans lendemain, la crise climatique est un non-sujet, noyée dans les discours nationalistes ou climatosceptiques.

C’est dans ce contexte que Youth for Climate appelle à une nouvelle mobilisation, nationale et internationale. Rejoint par de nombreux mouvements écologistes, et appuyé par des appels à la grève de la part des syndicats, le mouvement des jeunes pour le climat appelle à faire de cette date une mobilisation de masse, pour porter haut et fort la voix de la jeunesse engagée.

Contacts presse :

National
Olive de Nantes : 06 49 66 30 49
Marin BISSON : 06 51 12 62 66
Mail : presse@youthforclimate.fr

Paris
Marie CHUREAU : 06 52 41 47 68