Mobilisation de rentrée, appel international à la grève pour le climat

Cet été a été marqué par les évènements climatiques extrêmes : 33 jours de canicule, assèchement des cours d’eau, 90 des 96 départements en alerte sécheresse, 62 000 hectares ravagés par des méga-feux… et tout cela a des conséquences évidemment écologiques, mais aussi sociales. En France, les agriculteur.ice.s sont au plus mal. À titre indicatif, 25% de la production du blé français a été perdu. Au niveau international, 260 millions de personnes supplémentaires vont basculer dans une pauvreté extrême en 2022. Face à cela, pas de grands changements en vue, les entreprises continuent d’exploiter le vivant en toute décomplexion, dans l’idéologie néolibérale. Les banques françaises continuent de financer des projets écocides et néocoloniaux en Afrique. Le modèle agricole intensif reste la voie favorisée par les Etats, États qui, en plus de culpabiliser les individus sur leur consommation personnelle, y compris et surtout les classes populaires, s’abstiennent de parler des abus des ultra riches, de la quête du profit avant tout, et continuent de mener une politique de bétonisation et de destruction des milieux naturels.

Une belle rentrée pour notre génération, qui est née en portant le poids de la destruction du vivant et pour qui l’éco-anxiété ne cesse d’augmenter ! Nous le répétons sans cesse : nous ne sommes pas coupables, car nous n’avons pas le pouvoir ; pour autant, nous ne sommes pas collectivement impuissant.e.s. Du 23 au 25 septembre, lors de manifestations dans plus de 20 villes en France, la jeunesse sera en lutte pour un changement radical de société, pour l’écologie et la justice sociale.

Contacts presse :

Avel : 07 69 80 47 77
Olive : 06 49 66 30 49

Tournesol (Nantes) : 06 71 24 00 78
Kumquat (Lyon) : 07 68 25 81 00

Mail : presse@youthforclimate.fr

 

Les 25 et 26 Mars, Youth for Climate fera grève pour l’écologie

Les 25 et 26 Mars prochain, la jeunesse sera en lutte pour l’écologie et la justice sociale. Après un quinquennat marqué par des politiques climaticides, la double-condamnation de l’État français pour inaction climatique, une dérive sécuritaire dangereuse dans un modèle capitaliste néolibéral, lutter pour la jeunesse est un devoir.

Entre grèves et manifestations, ces deux journées s’inscriront dans un contexte de mobilisation internationale du mouvement Fridays for Future. Dans un monde où ses perspectives d’avenir disparaissent peu à peu, la jeunesse reste unie au-delà des frontières.

Les vendredi 25 et samedi 26 Mars se tiendront dans de nombreuses villes de France et à l’international des grèves et manifestations pour le climat, la justice sociale et une écologie inclusive.

« Partout dans le monde, la jeunesse se mobilisera. Nous sommes unis au sein d’une génération défendant son intérêt vital par-delà les barrières étatiques et les nationalismes. Parce que nous avons à vivre ensemble, nous voulons dire que nos modes de vie sont par définition négociables. »

Julia, de Youth for Climate Nantes

Tout au long du dernier quinquennat et depuis des dizaines d’années, l’État a failli à son devoir de protection des citoyens. Face à l’urgence climatique, l’action des gouvernements a été purement anti écologique et criminelle. Derniers exemples en date : la double-condamnation de l’Etat par les tribunaux dans l’Affaire du Siècle ou l’affaire Grande Synthe.

« L’État français n’a pas seulement failli dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il a volontairement soutenu et participé à des projets écocidaires comme le projet EACOP de Total en Ouganda et Tanzanie. C’est un scandale pour les droits humains comme pour l’environnement. »

Oscar, de Youth for Climate Lyon

Dans un contexte sécuritaire où les libertés sont de plus en plus restreintes, alors que les perspectives d’avenir de la jeunesse disparaissent au fil des discours politiques sans lendemain, la crise climatique est un non-sujet, noyée dans les discours nationalistes ou climatosceptiques.

C’est dans ce contexte que Youth for Climate appelle à une nouvelle mobilisation, nationale et internationale. Rejoint par de nombreux mouvements écologistes, et appuyé par des appels à la grève de la part des syndicats, le mouvement des jeunes pour le climat appelle à faire de cette date une mobilisation de masse, pour porter haut et fort la voix de la jeunesse engagée.

Contacts presse :

National
Olive de Nantes : 06 49 66 30 49
Marin BISSON : 06 51 12 62 66
Mail : presse@youthforclimate.fr

Paris
Marie CHUREAU : 06 52 41 47 68

COP26, énième coup d’épée dans l’eau : prenons les choses en main !

A l’issue de la COP26, Youth For Climate France dénonce le manque d’engagement des Etats, le mépris envers les pays les plus pauvres et vulnérables (MAPA), et le simulacre de démocratie. Le mouvement des jeunes pour le climat appelle à se mobiliser frontalement contre les grands pollueurs, dans le cadre notamment du Glasgow Agreement et de la semaine « Collapse Total » du 15 au 22 Novembre.

1. De rares engagements ont été pris, la France a eu du mal à s’y mettre, et n’est pas certaine de les respecter ! (détails ci-après)

Youth For Climate France dénonce, une fois de plus, des dispositions d’affichages, qui ne sont que poudre aux yeux et ne font pas avancer la lutte contre le changement climatique.

2. Les pays les plus pauvres et les plus touchés par la crise climatique n’ont pas été entendus !

Youth For Climate France dénonce un système mondialisé néocolonial, qui méprise les pays et les populations les plus pauvres, alors qu’elles sont les premières victimes du changement climatique.

3. Incohérences entre les paroles et les actes : la COP26, une défaite pour la justice sociale, écologique et la démocratie.

Youth For Climate dénonçait déjà la tenue de ce sommet avant même ses débuts : preuve en est faite, il n’y avait à Glasgow aucune volonté de la part des dirigeants de lutter contre la crise climatique !

Prenons les choses en main ! Luttons directement contre les plus gros pollueurs de ce monde.

Le « Glasgow Agreement » est un accord entre plus de 200 organisations écologistes à travers le monde, initié en 2020. Il s’appuie sur la désobéissance civile et le soutien de pays les plus riches envers les pays les plus touchés par la crise climatique.

Du 15 au 22 Novembre, le Glasgow Agreement lance la semaine « Collapse Total ». Total est un des plus gros pollueurs du monde, connait son impact sur le changement climatique depuis 1971 mais ment à la population, et prévoit de forer au moins 37 nouveaux puits de pétrole et de gaz dans le monde en 2022.

Pour un monde écologiste : Total doit disparaître. Du 15 au 22 Novembre, des dizaines d’actions seront menées simultanément dans le monde, pour enrayer le fonctionnement de Total, et empêcher ses nouveaux projets destructeurs pour l’humain et la planète.

Les gouvernement n’agissement pas contre le changement climatique alors qu’ils en ont le pouvoir. Mais ensemble, ce pouvoir nous l’avons aussi : du 15 au 22 Novembre, Youth For Climate agira en France et partout dans le monde contre Total et ses actions, en soutien particulièrement aux pays du Sud, très touchés par les activités de la multinationale criminelle française.

Depuis plus d’un demi-siècle, les dirigeants de sociétés comme Total sont pleinement conscients des conséquences de leurs décisions.

Nous devons faire s’effondrer Total pour éviter un effondrement total.

Contacts presse :

Noé GAUCHARD (général) : 06 79 62 71 79
Myrtille HUCHETTE (Glasgow Agreement) : 07 69 80 47 77
Mail : presse@youthforclimate.fr

Détail des revendications :

1. De rares engagements ont été pris, la France a eu du mal à s’y mettre, et n’est pas certaine de les respecter !

  • Après deux semaines de longue attente, la France a fini par rejoindre vendredi la coalition de pays s’engageant à stopper le financement de projets d’extraction d’énergies fossiles à l’étranger d’ici à fin 2022. Une bonne nouvelle, bien que tardive ? Il est permis d’en douter : les amendements à ce sujet ont été refusés lors de la discussion du projet de loi de finances à l’Assemblée nationale, et Bercy a déjà annoncé que très peu de projets seront concernés par cet engagement. [1]
  • La fin de la déforestation en 2030 : la France a rejoint les pays qui s’engagent à enrayer la déforestation massive d’ici à 2030. Rien de nouveau : la déclaration de New-York sur les forêts, signée par les mêmes pays, prévoyait déjà de diviser par deux la déforestation d’ici à 2020 (objectif manqué…), et de la stopper en 2030.
  • En sous-main, la France a tenté de faire rentrer le gaz et le nucléaire dans la taxonomie des énergies vertes de l’UE, pour atteindre ses objectifs sans rien changer au mix énergétique actuel : encore une dose d’hypocrisie supplémentaire !
  • Cynisme final : le document rendu Dimanche a minoré la partie sur la sortie du charbon, la transformant en simple « réduction »…


2. Les pays les plus pauvres et les plus touchés par la crise climatique n’ont pas été entendus !

  • Le projet de déclaration finale publié ce week-end n’apporte aucune avancée sur le financement des pays riches envers les pays les plus pauvres et vulnérables par rapport à 2015, alors que cette question devait être centrale à la COP26 !
  • En 2009, les pays les plus riches s’étaient engagés à porter à 100 milliards de dollars par an leur aide au pays pauvres d’ici à 2020 : nous sommes encore loin du compte.
  • Les Etats-Unis et l’Union Européenne font barrage à un financement de la part des pays les plus riches, alors même que ce sont les pays les plus pauvres qui souffrent les plus des conséquences écologiques, humaines et économiques de la crise climatique.


3. Incohérences entre les paroles et les actes : la COP26, une défaite pour la justice sociale, écologique et la démocratie.

  • Plus de 400 jets privés ont atterri à Glasgow, soit l’équivalent de 13 000 tonnes de CO2, quand un Français moyen en émet 11 en un an.
  • Des navettes Mercedes (non électriques !) assuraient la liaison avec le lieu de la COP, quand le trajet ne dure que 20min à pied.
  • Le Qatar a pu faire la promotion de ses stades de foot pour la Coupe du Monde 2022 : rappelons qu’elle sera jouée en hiver pour cause de climat, et que des centaines de personnes esclavagisées sont mortes sur les chantiers.
  • Jeff Bezos, patron d’une des entreprises les plus polluantes du monde, a été invité à s’exprimer alors même qu’il est, par sa personne et ses voyages dans l’espace, l’une des causes majeures du désastre.
  • Les 11 entreprises sélectionnées comme « partenaires principaux » ont causé plus de pollution par les gaz à effet de serre au niveau mondial en 2020 que ce qui a été produit dans l’ensemble du Royaume-Uni[2]
  • Aucun accès n’était prévu pour les personnes à mobilité réduite : une ministre a été bloquée à l’entrée ! Aucune traduction en langue des signes non plus
  • Ayant distribué bien trop d’invitations, l’organisation a désinvité prioritairement les personnes des pays les plus pauvres !
  • La délégation des lobbyistes des énergies fossiles était plus importante que n’importe quelle délégation nationale… Plus importante que les 8 délégations réunies des 8 pays les plus touchés par la crise…

Youth For Climate France et 4 organisations jeunes lancent #YouthNow, grande consultation de la jeunesse

Mercredi 15 Septembre, Youth For Climate présentera, aux côtés de quatre autres organisations de jeunesse, un nouveau projet nommé « #YouthNow », dont le point de départ est une grande consultation en ligne.
 
Ce projet initié par Youth For Climate, et rejoint par Cop1 Solidarité Etudiante, la Fédération des Maisons des Lycéen·nes, Ghett’up et Stop Fisha, part du constat que la jeunesse est aujourd’hui invisibilisée dans la société. La période que les jeunes traversent est des plus éprouvantes, pourtant, leur voix n’est entendue nulle part.
 
Cela met en lumière un problème plus structurel : les jeunes ne sont représenté·es nulle part dans les diverses instances de décision que compte le pays, quand bien même ces décisions les concernent souvent.
 
#YouthNow vise à pointer du doigt cette fracture, et à y apporter des solutions concrètes. Mais avant toute chose, il faut rassembler la jeunesse de France, aujourd’hui trop divisée. Aussi, nous lançons une grande consultation en ligne, qui a pour objectif de cibler les points de rapprochement des jeunes, tous les sujets sur lesquels construire ensemble est possible. A partir de là, nous pourrons rassembler toutes les personnes qui auront répondu au questionnaire, pour dialoguer et proposer des mesures concrètes aux difficultés qu’elles rencontrent.
 
Le projet s’inscrit dans le temps long, pour que puisse émerger une réflexion la plus large possible, et qu’aucune branche de la jeunesse ne se retrouve exclue. Cette consultation, nous l’avons voulue inclusive, participative, fédératrice et représentative des grands enjeux dont la jeunesse doit se saisir pour assurer sa survie, dans une période où les catastrophes s’amplifient et se succèdent. Notre génération n’a pas peur des défis. Par l’union, nous pourrons les surmonter.
 
Le futur se joue maintenant : ne laissons pas passer notre chance d’y participer. #YouthNow : notre futur, nos décisions.

Ce projet s’appuie sur la sortie prochaine de deux films dont Youth For Climate France est partenaire : « I Am Greta » de Nathan Grossman, et « Bigger Than Us » de Flore Vasseur. Deux avant-premières auront lieu au cinéma le Méliès à Montreuil à 20h30, le 15 Septembre pour « Bigger Than Us«  et le 24 Septembre pour « I am Greta« . Elles seront suivies d’un débat projeté dans une dizaine de salles en France, en présence des équipes des films et de membres du projet #YouthNow. Ces projections sont organisées dans le cadre de l’Arcadia Film Festival.

N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez venir à ces avant-premières.

Contacts presse :

Noé GAUCHARD : 06 79 62 71 79
Marie CHUREAU : 06 52 41 47 68
Mail : presse@youthforclimate.fr

 

URGENT – Youth for Climate France appelle à soutenir les jardins ouvriers d’Aubervilliers en cours d’expulsion

Ce jeudi 2 septembre, les jardins à défendre d’Aubervilliers sont en cours d’expulsion. Des arrestations ont eu lieu, et deux gardes à vues sont en cours.

Ce lieu joue pourtant un rôle central dans le combat francilien pour un monde écologiste et social, puisqu’il vise à protéger un espace naturel unique de plus de 7 hectares, abritant un écosystème varié (plus de 450 arbres fruitiers, 22 espèces protégées d’oiseaux, …) menacé par la bétonisation.

Il est en effet prévu de détruire une partie des jardins pour construire un solarium pour le confort des athlètes des prochains Jeux Olympiques de Paris 2024. Une fois les JO terminés, une autre partie des jardins sera démolie, pour laisser place à une gare du Grand Paris Express et des bâtiments.

Pourtant, la préservation des jardins est indispensable. À l’heure même où les canicules se multiplient, et où l’Europe est dévastée par d’extrêmes inondations causées par l’artificialisation des sols et le dérèglement climatique, la destruction de cet espace vert, qui réduit les inondations et crée des puits de fraîcheur, est complètement déconnecté de l’urgence écologique et sociale actuelle.

De même, alors que nous vivons la sixième extinction de masse de la biodiversité, la ville de Paris ne trouve rien d’autre à faire que de bétonner cet écosystème unique, et d’envoyer des CRS piétiner les lieux, et placer des militant·es en garde à vue pour avoir simplement voulu protéger le vivant.

Ce patrimoine unique, qui permet depuis les années 30 aux ouvriers d’Aubervilliers d’avoir accès à une alimentation saine et à de la végétation dans l’une des villes les plus bétonnées de Seine-Saint-Denis, n’a aucune valeur aux yeux de la mairie de Paris et du Comité International Olympique. Derrière les promesses reluisantes d’Anne Hidalgo sur les bienfaits des JO, la Seine-Saint-Denis joue le rôle de laboratoire de politiques anti-sociales et sécuritaires – dans un flagrant déni de concertation de la population locale, dont les opinions n’ont pas voix au chapitre pour le CIO, la mairie de Paris et Grand Paris Aménagement.

« Sous couvert de leur image verte et durable, les JO détruisent tout sur leur passage, particulièrement en Seine-Saint-Denis. Ces infrastructures ne sont même pas nécessaires au déroulement des jeux. Le CO est dans le mauvais sens de l’histoire : nous devons l’empêcher de nuire encore, et protéger les espaces verts et le vivant autour de Paris »

Juliette, de Youth for Climate Paris

Contacts presse :

Camille (aux Jardins) : 06 47 54 59 21
Marie (YFC Paris) : 06 52 41 47 68
Mail : presse@youthforclimate.fr

 

URGENT : Youth for Climate France appelle à soutenir la Maison du Peuple de Nantes en cours d’expulsion

Ce mercredi 28 juillet, la Maison du Peuple de Nantes est en cours d’expulsion. 2 interpellations violentes sont à noter.

Ce lieu autogéré joue pourtant un rôle central dans le combat pour une justice écologique et sociale nantais, en hébergeant des personnes exilé·es et sans abri, et en soutenant directement les associations locales comme Alternatiba Nantes ou encore Youth for Climate Nantes en leur prêtant des locaux.

La Maison du Peuple a d’ailleurs accueilli du 3 au 8 Juillet la centaine de militant·es de Youth for Climate France venu·es des 4 coins de la France pour les assises nationales du mouvement. Sans ce lieu de lutte, de partage et de travail, celles-ci n’auraient peut-être pas pu avoir lieu.

L’expulsion se justifierait par un projet de construction d’un centre commercial de 4 000 m², nouveau lieu de béton favorisant la surproduction, à l’heure même où les canicules se multiplient, et où l’Europe est dévastée par d’extrêmes inondations causées par la bétonisation et le dérèglement climatique. La construction d’un tel lieu ne justifie à aucun moment l’expulsions de centaines de personnes et de familles entières dans le besoin, qui se retrouveront en plein été et en pleine canicule à la rue.

Le droit à être logé·e dignement devrait prévaloir sur n’importe quel projet immobilier. Mais pour l’instant, la politique de l’État continue d’être l’expulsion et la destruction systématique des lieux de protection du vivant.

Contacts presse :

Olive (YFC Nantes) : 06 49 66 30 49
Marin BISSON (YFC France) : 06 51 12 62 66
Mail : presse@youthforclimate.fr