26 Mars : Ils détruisent le vivant, détruisons les puissants

26 Mars : Ils détruisent le vivant, détruisons les puissants

Le 26 mars prochain, la jeunesse du monde entier se mobilisera une nouvelle fois pour alerter sur les causes du dérèglement climatique. Youth For Climate, Extinction Rebellion et les Gilets jaunes appellent à rejoindre massivement cette manifestation.

Le capitalisme, la finance, le passé des empires coloniaux et l’esclavagisme sont les responsables de cette crise climatique. Tant de systèmes de domination asservissent des populations au bénéfice du quelques-un·es et sont à l’origine de dégâts aux conséquences mondiales touchant souvent les plus précaires. D’après le dernier rapport du GIEC, nous atteindrons les +1,5 degrés en 2024 et 600 millions de personnes seront victimes d’insécurité alimentaire en 2080 si nous continuons sur cette lancée. Sous le seul effet de la multiplication des vagues de chaleur mortelles, la France choisit ainsi d’assassiner des millions de personnes, principalement dans les régions les plus pauvres de la planète où son industrie n’a cessé de puiser sa rente coloniale.

Face à l’urgence climatique, l’action des gouvernements a été purement anti-écologique et criminelle comme l’a montré la triple condamnation de l’Etat par les tribunaux et par le Conseil d’Etat dans le cadre de l’Affaire du Siècle et de l’affaire Grande Synthe. Confronté·es à cette crise majeure, nous voulons lutter pour une justice climatique allant de pair avec une justice sociale, nous voulons lutter pour un monde équitable et viable. Nous voulons une écologie inclusive, anticapitaliste, féministe, décoloniale, anti-raciste, anti-validiste et antispéciste. Nous voulons un monde qui mette fin aux systèmes d’oppression, et mise sur la coopération, la solidarité, la souveraineté et l’autonomie radicale des peuples.

Devant l’inaction des gouvernements, nous avons décidé d’agir. A Lyon depuis des années, nous nous mobilisons auprès de nombreuses organisations pour une écologie sociale et la reprise en main populaire de notre démocratie. Nous avons réussi à mobiliser des milliers de personnes et à imposer ces thématiques dans le débat public. En septembre, nous bloquions l’entrepôt d’Amazon ; en mars, nous faisions pression ensemble sur l’entreprise mortifère Bayer Monsanto. Nous sommes déterminé·es à ne pas en rester là, car malgré nos mobilisations citoyennes, les politiques restent dans le mépris et dans le confort de leur inaction, tout en faisant preuve d’une répression croissante.

Nous descendrons dans la rue pour faire entendre nos voix et protester contre leur immobilisme. Cette marche constitue un vecteur d’union pour préparer une réponse offensive au sabotage de notre avenir. Faisons de notre colère une force pour mobiliser massivement !

Rejoignez-nous le 26 mars à Lyon à 14h – Place Bellecour

Cosignataires : Youth For Climate Lyon, Gilets jaunes et Extinction Rebellion Lyon

Contacts presse :

Théa : 06 51 17 78 82
Mail : presse@youthforclimatelyon.fr

Retour sur les actions menées contre Bayer-Monsanto ce 5 Mars à Lyon et dans sa région

Retour sur les actions contre Bayer-Monsanto menées ce 5 Mars à Lyon et dans sa région

Plus de 2000 personnes ont manifesté Samedi après-midi non loin du siège de Bayer Monsanto à Lyon après 2 actions de blocage et d’intrusion sur des sites Seveso de l’agro-chimie dans la périphérie lyonnaise. 

Cette manifestation appelée par les Soulèvements de la Terre, La confédération paysanne, des groupes locaux d’Extinction Rebellyon ou Youth For Climate et bien d’autres visait à venir signifier directement à l’une des multinationales les plus notoirement écocidaires de la planète qu’il est grand temps qu’elle disparaisse. La manifestation s’est déployée en fanfare, chorales, tags et slogans le long des quais avec la présence visible de nombreuses luttes locales qui ont marqué la 1ère année des Soulèvements de la terre : des protecteurs-trices du bocage de St-Colomban au militant.es de Haute-Loire contre la RN88, des jardins des vaîtes qui occuperont prochainement de nouvelles terres aux anti-méga-Bassines que nous rejoidront massivement à la fin du mois lors du printemps maraîchin. 

Les tentatives d’aller au pied du siège national de Bayer-Monsanto en fin d’après-midi ont donné lieu à quelques frottements embrumés et remuants avec le déploiement policier massif diligenté par la Préfecture pour protéger le monstre de l’agro-chimie. Mais les faucheurs.euses, paysan.nes, militant.es du climat, autonomes, habitant.es de territoires en lutte et autres zads regroupés dans les soulèvements de la Terre avaient décidé de prendre de l’avance sur le dispositif préfectoral.

Dès vendredi soir, le site chimique Seveso de BASF (69) à Genay avait été paralysé pendant plusieurs heures par des Faucheurs Volontaires qui s’y étaient introduit  en découpant le grillage pendant que 80 autres bloquaient l’entrée du site. Il y avait trouvé, entre autre, du Fipronil – insecticide interdit depuis de nombreuses années et nocif aux abeilles.

Ce samedi matin, des faucheurs volontaires se sont postés de nouveau sans crier gare devant l’entrée du site Seveso de production de pesticide Bayer-Monsanto de Limas à Villefranche sur Saône. Cette fois, des centaines de manifestant.es en combinaison blanche les ont rejoint depuis différentes directions. La veille et après cette première action, la Préfecture avait pris un arrêté interdisant toute manifestation dans les secteurs des différents sites de Monsanto-Bayer dans la région. Des effectifs de police avaient donc été déployé préventivement partout autour de celui de Villefranche et dans les alentours. Mais ils ont été débordé. Les forces de l’ordre n’ont pas hésité à tirer des gaz lacrymogènes et des flashball sur les manifestant.es à leur approche du site Seveso. Ceux-ci ont néanmoins tenté d’y pénétrer de diverses manières. Pendant que des cortèges étaient sur les rails de la voie ferrée, d’autres en ont fait tomber des grilles,  ont érigé des barricades ou défilé un peu plus loin dans le centre ville . La production du site a été mise à l’arrêt ce samedi matin ! Celui-ci produit 35000 tonnes par an de pesticides et fongicides prêt a empoisonner la terre. Chaque semaine, 150 camions chargés partent pour l’europe entiere deverser leur poudres mortiféres dans les sols.

Au cours de la journée, Bayer-Monsanto s’est vanté d’être « en interaction avec  plusieurs ong » mais mis en avant que le mode d’action « utilisé par les soulèvements de la terre ne laisse aucune place au dialogue ». Effectivement, des décennies d’agent orange, d’OGMs, de glyphosate et un regard rapide sur l’état critique de la planète nous suffisent amplement pour considérer qu’il n’y a aucun dialogue à entamer ni à reprendre avec Bayer Monsanto. Il faut purement et simplement les désarmer, il faut qu’ils s’en aillent ! 
 
Rappelons que depuis plusieurs semaines une campagne d’action contre Bayer-Monsanto avait été lancée à l’échelle nationale sous le mot d’ordre « Bye Bye Bayer – Ciao Monsanto »:  https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/ciaomonsanto ) ainsi qu’un ultimatum (https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/assieger-bayer-monsanto-lyon)
Celle-ci va se poursuivre avec plus de détermination encore après ces journées de convergence lyonnaise.

// Pourquoi neutraliser/désarmer enfin Bayer-Monsanto ?                                    
 
L’agriculture industrielle, chimique et génétiquement modifiée de Bayer-Monsanto est une impasse écologique, sanitaire et sociale. Bayer-Monsanto la suffisamment démontré : la firme ne respecte pas le vivant. Guidée par le gain, ses recherches en biotechnologies sont un danger. L’entreprise qui a pensé les OGM Terminator n’est pas une solution au réchauffement climatique avec ses OGM « climate-ready ». Il faut fermer ses laboratoires. Sa production continue de glyphosate est écocidaire : nous devons arrêter ses usines.

Bayer comme Monsanto se sont illustré par le passé dans leur participation aux pires horreurs de la guerre : du zyklon B à l’agent orange, leur industrie duale civile/militaire est mortifère. 
Alors que l’horreur des conflits militaires vient dédoubler la guerre menée contre le vivant, laisser en activité cette multinationale est un crime que nos générations ne doivent pas commettre.

      
Bayer-Monsanto ne nous aura rien épargné. Dénoncée, la firme ne s’arrête pas. Condamnée, elle s’acquitte des amendes comme d’une simple formalité.
Face à l’inertie politique, il faut agir. C’est aux audacieux de désarmer, en acte, cette multinationale.
        
Il est l’heure de protéger ce que Bayer-Monsanto n’a pas encore détruit et de soigner ce qui peut l’être.  Il est temps de laisser place à l’agro-écologie et aux communs, contre l’accaparement des terres par l’agriculture industrielle.

Pour un récit plus exhaustif, des images et du son : https://rebellyon.info/Retour-en-images-et-en-sons-de-la-journee-23762

Contacts presse :

Marin BISSON : 06 51 12 62 66
Soulèvements de la Terre : 07 53 25 48 88
Mail : presse@youthforclimatelyon.fr

#5 Mars – Que Bayer-Monsanto s’en aille !

Mobilisation nationale

#5 Mars – Que Bayer-Monsanto s’en aille !

Rassemblés dans les soulèvements de la Terre, faucheurs volontaires, syndicalistes paysans, jeunesse climatique, féministes et zadistes appellent à se rassembler le 5 mars à Lyon puis à se regrouper autour de siège national de Bayer-Monsanto. Il s’agit de signifier directement à une des multinationales les plus notoirement toxique  et mortifère de la planète qu’il est grand temps qu’elle disparaisse.
Depuis plusieurs semaines une campagne d’action contre Bayer-Monsanto a été lancée à l’échelle nationale sous le mot d’ordre « Bye Bye Bayer – Ciao Monsanto » ainsi qu’un ultimatum.
Rdv à partir de 13h place Valmy pour des interventions de collectifs en lutte contre Bayer Monsanto et de victimes de ses productions, expo, stands d’infos, repas….
Point presse à 13h30
Départ en manifestation à 14h à l’appel de les Soulèvements de la terre, les Faucheurs Volontaires, la Confédération Paysanne Auvergne Rhônes Alpes, SUD / Solidaire, les Amis de la Confédération Paysanne, Youth for Climate Lyon, Extinction Rebellion Lyon, Extinction Rebellion Annecy, Extinction Rebellion Strasbourg, Extinction Rebellion Marseille, Extinction Rebellion Besançon, RadiAction, AlterCampagne, Syndicat d’Apiculture du Rhône, de la Métropole et de la Région Lyonnaise, Assemblée des Gilets Jaunes Lyon et environs, Alerte pesticides Haute Gironde, Désobeissance Ecolo Paris

Pourquoi neutraliser/désarmer enfin Bayer-Monsanto ?

L’agriculture industrielle, chimique et génétiquement modifiée de Bayer-Monsanto est une impasse écologique, sanitaire et sociale. Bayer-Monsanto la suffisamment démontré : la firme ne respecte pas le vivant. Guidée par le gain, ses recherches en biotechnologies sont un danger. L’entreprise qui a pensé les OGM Terminator n’est pas une solution au réchauffement climatique avec ses OGM « climate-ready ». Il faut fermer ses laboratoires. Sa production continue de glyphosate est écocidaire : nous devons arrêter ses usines.
Bayer comme Monsanto se sont illustré par le passé dans leur participation aux pires horreurs de la guerre : du zyklon B à l’agent orange, leur industrie duale civile/militaire est mortifère. 
Alors que l’horreur des conflits militaires vient dédoubler la guerre menée contre le vivant, laisser en activité cette multinationale est un crime que nos générations ne doivent pas commettre.
      
Bayer-Monsanto ne nous aura rien épargné. Dénoncée, la firme ne s’arrête pas. Condamnée, elle s’acquitte des amendes comme d’une simple formalité.
Face à l’inertie politique, il faut agir. C’est aux audacieux de désarmer, en acte, cette multinationale.
        
Il est l’heure de protéger ce que Bayer-Monsanto n’a pas encore détruit et de soigner ce qui peut l’être.  Il est temps de laisser place à l’agro-écologie et aux communs, contre l’accaparement des terres par l’agriculture industrielle.
Pour plus d’infos et textes de fond – 
– Un  appel de féministes à se mobiliser contre Bayer Monsanto : https://rebellyon.info/APPEL-A-UNE-MOBILISATION-FEMINISTE-CONTRE-23746 
– L’AgriTech: une révolution contre la paysannerie :  https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/l-agritech-une-revolution-contre-la-paysannerie )

Pour rappel, une campagne nationale d’actions décentralisées contre Bayer-Monsanto a débuté en Janvier

– Dès le 19 janvier, XR Lyon a ouvert le bal en allant graffer et encoller le siège national de bayer Monsanto à Lyon. Dans la foulée, des élus LR lyonnais ont pris la défense de Monsanto et demandé la dissolution du groupe antifasciste la Gale suite à leur relais de cet ultimatum. 
– Le 5 février,Youth For Climate Lyon, ont déployé une chorégraphie et accroché une grande banderole sur la mairie verte de Lyon avec un message en flammes « BYeBye Bayer Ciao Monsanto #5mars » et une annonce claire « Bayer Monsanto doit payer pour ses crimes, pas pavoiser en terres (supposément) écologistes »
– Mercredi 9 février c’est la Confédération Paysanne de la Drôme et les Soulèvements de la Terre 69 qui, après un passage infructueux dans les locaux de la fantomatique stat-up, Carbon-bee, ont occupé le siège de la DDT à Valence contre la destruction de la paysannerie et du vivant par le développement de l’agritech – nouveau modèle technologique vendu par Monsanto et prôné par Macron dans son « plan de relance 2030 ». 80 personnes dont un grand nombre de paysan.nes ont déployé une banderole « Numérique-Robotique-Génétique = Fausses solutions pour les paysan.nes ». 
– Samedi 12 Février, ce sont 130 activistes qui se sont retrouvés à Loos pour bloquer l’accès à l’entreprise. La production doit s’arrêter ! Une oraison funèbre y a été lue : « Les temps changent, le climat aussi, et toutes les mauvaises choses peuvent avoir une fin. »
– Le mercredi 10 février, le maire de Lyon EELV Grégory Doucet a, en conseil municipal et selon des propos rapportés par le journal Lyon Mag, apporté son soutien aux salariés de Bayer-Monsanto face à notre appel à venir manifester devant le siège de la firme. « L’urgence me semblait d’abord de venir au soutien des salariés de l’entreprise » a déclaré le Maire, jugeant par ailleurs l’action de Extinction Rébellion « violente », reprenant les considérations des républicains quant aux actions de désobéissance civile de ce mouvement.
Dans les rues de Lyon, un affichage massif interpellait une semaine plus tard le maire écologiste : « Quelle est cette écologie compatible avec Bayer-Monsanto ? ». 
Du côté du maire, la question est pour l’instant restée sans réponse.

Contacts presse :

Soulèvements de la terre :
Adresse mail : presse-soulevements@riseup.net
Téléphone : 07 69 33 77 93

Youth for Climate Lyon
Mail : presse@youthforclimatelyon.fr
Téléphone : 06 51 12 62 66

Soulèvements de la Terre : 1 banderole = 5 gardes à vues 

Soulèvements de la Terre : 1 banderole = 5 gardes à vues 

Crédits photos : Sarah Leveaux @engrainage.media

Ce samedi 5 février, une action co-organisée par Extinction Rebellion Lyon et Youth for Climate Lyon s’est déroulée sur la place des Terreaux.
Nous avons souhaité dénoncer les activités écocidaires de Bayer Monsanto[2], dont le siège social en France se trouve à Lyon. Nous inscrivons cette action symbolique dans le cadre de la campagne décentralisée des Soulèvements de la Terre [1], à un mois de la mobilisation massive prévue à Lyon le 5 mars 2022.
La mobilisation symbolique et artistique, avec l’intervention d’un groupe de danse, a été réprimée par les forces de l’ordre de manière sournoise, en suivant les militant-e-s pour les interpeller à bonne distance de la foule. Plusieurs personnes sont à l’heure actuelle en garde à vue, notamment des mineur-e-s.

Pour une banderole ignifugée posée sur une lourde grille en métal, on interpelle des militant-e-s qui essayent simplement d’appeler à la réaction face à la destruction du vivant causée par les multinationales comme Bayer Monsanto. Ce n’est malheureusement pas une surprise venant d’un pouvoir sourd et aveugle aux revendications, s’appuyant lourdement sur le soutien des forces de l’ordre pour ne pas être submergé par son impopularité. C’est une preuve de plus, s’il en fallait, que les forces de l’ordre sont et seront toujours au service des puissances bourgeoises, contre la volonté des peuples.

Ils ne nous feront pas taire.

Nous continuerons de nous battre pour une justice climatique et sociale. Nous continuerons d’affirmer que Bayer Monsanto n’a sa place nulle part, ni à Lyon ni ailleurs. Nous restons mobilisé-e-s et déterminé-e-s, et nous tenons prêt-e-s pour désarmer l’agroindustrie le 5 mars. 

Contacts presse :

Luna : 06 23 63 22 15
Mail : presse@youthforclimatelyon.fr

Soutien des multinationales et demande de dissolution de la GALE : lettre ouverte des Soulèvements de la Terre

Soutien des multinationales et demande de dissolution de la GALE : lettre ouverte des Soulèvements de la Terre

La semaine dernière, le maire LR de Caluire Philippe Cochet et quelques autres élus ont publiquement pris la défense d’une des multinationales les plus toxiques de la planète et appelé à la dissolution du groupe antifasciste La Gale (Groupe Antifascite de Lyon et Environs).

Ce dernier avait commit la faute, impardonnable selon ces élus, de relayer un appel national à se mobiliser le 5 mars devant le siège de Bayer-Monsato. L’appel à mobilisation incriminé (https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/assieger-bayer-monsanto-lyon) émane en fait des Soulèvements de la Terre et d’un certain nombre d’organisations comme Extinction Rebellion 69 , Youth For Climate, le Syndicat d’Apiculture du Rhône, les Faucheurs volontaires ou encore la confédération paysanne. Non contents d’afficher leur soutien aux glorieux inventeurs de l’Agent Orange ou du glyphosate en pleine période d’extinction critique de la biodiversité, Mr Cochet et ses collègues ont eu l’heureuse idée d’enjoindre les élus verts de la métropole à faire de même. C’est l’occasion de rappeler à ces écologistes, dans la  lettre ouverte ci-dessous, que leurs fondamentaux devraient plutôt les pousser à nous aider à mettre prochainement Bayer-Monsanto dehors.

Lettre ouverte des Soulèvements de la Terre en réaction à la demande de dissolution de la GALE

Comme Extinction Rébellion Lyon et Youth for Climate Lyon, les Soulèvements de la terre soutiennent le Groupe Antifasciste Lyon et Environs (GALE)  que nous remercions d’avoir relayé notre appel à agir contre Bayer-Monsanto.

En apportant leur soutien en 2022 à cette industrie mortifère, Philipe Cochet et les républicains ont eu à cœur d’étaler leur déni profond de l’état du monde qui les entoure.  Ces hommes d’un autre âge n’ont pas encore compris qu’il ne serait pas éternellement possible d’invoquer l’emploi pour recouvrir l’ampleur de la toxicité de la production de  cette multinationale : toxique pour l’environnement, les paysans qui utilisent ces produits ainsi que pour les ouvriers qui les produisent. 

Ces valeureux élus LR en profitent opportunément pour demander la dissolution de la GALE et appeler Grégory Doucet et Bruno Bernard, verts aujourd’hui à la tête de la métropole lyonnaises, à faire de même.  En 1945 à la sortie de la guerre, l’antifascisme était le discours officiel des organisations politiques du « monde libre ». Aujourd’hui, c’est la xénophobie qui dispute l’actualité au nationalisme pendant que l’antifascisme est au tribunal. À Lyon, les discours racistes se transforment régulièrement en actes. Ici comme ailleurs nous ne pouvons nous passer d’organisations antifascistes. 

Grégory Doucet et Bruno Bernard, plutôt que de hurler avec les loups comme certains vous y invitent, nous vous enjoignons – au nom de vos convictions politiques – à agir concrètement contre l’activité d’une des multinationales les plus notoirement coupables d’écocide au monde et contre sa présence dans la métropole.

En 2018, Bayer a acquis Monsanto et a installé son siège social français dans le 9e arrondissement de Lyon.

Ces deux entreprises ont montré en 50 ans toute leur nocivité. PCB, OGM, glyphosate, Round’up, gène Terminator, sang contaminé… La liste de scandales sanitaires et sociaux qui accompagne ces deux firmes est elle même un scandale. Il est par ailleurs à peine concevable que ces firmes existent encore tant leur histoire lointaine est une insulte aux populations : l’Agent Orange de Monsanto continue ses effets néfaste encore aujourd’hui.

La puissance de com’ de Bayer ne suffit pas à recouvrir les mensonges et intrigues de la firme : malversations, falsification scientifique et ghost-writting, fichage des opposants et journalistes, lobbying agressif. Pour rappel, Bayer-Monsanto n’a jamais reconnu la nocivité du glyphosate et n’a jamais fait amende honorable malgré ses multiples condamnations.

Nous pensons que chaque force écologiste doit agir localement, là ou son action est la plus à même d’avoir des résultats direct, pour démanteler chaque industrie qui participe activement à la dégradation de nos milieux de vie. Il est insupportable de voir Bayer-Monsanto trôner dans le 9ème arrondissement, assis sur tous ces scandales. Mercredi,  Extinction Rebellion Lyon est passé leur signifier par voie de peinture notre prochaine venue.

Nous ne voulons pas de sa nouvelle révolution agricole, l’agriTech, qui repose sur les satellites, la big-data, l’intelligence artificielle et la robotisation. Cette révolution sera synonyme d’encore plus de dépendance des paysans aux multinationales et aux start-up et permettra à Bayer-Monsanto de continuer à vendre son round’up.

Nous ne voulons pas de la nouvelle génération d’OGM « climate ready » qui adapteront le vivant à survivre au réchauffement climatique. 

Il faut changer de modèle. Et ce n’est pas le programme de Macron, France 2030, qui va changer la donne ! Bien nourrir les populations ne se ferra pas en investissant massivement dans la génétique, le numérique et la robotique comme le Président le soutient.

Libérons les terres de la chimie et des machines de Bayer-Monsanto. Rendez-vous le 5 mars à Lyon pour les assiéger  ! 

Contacts presse :

Margo : +33 6 41 47 23 58
Mail : presse@youthforclimatelyon.fr

Destruction des affiches publicitaires géantes de la place Bellecour

Destruction des affiches publicitaires géantes de la place Bellecour

Ce Dimanche 20 Juin au matin, des activistes de Youth for Climate Lyon ont rendues inutilisables deux affiches publicitaires géantes présentes sur les échafaudages de la place Bellecour. Constituant une atteinte visuelle à laquelle personne n’a consenti sur une place pourtant classée au Patrimoine Mondiale de l’UNESCO, la publicité, surtout quand elle est de cette ampleur, produit des effets lourds de conséquences sur la surproduction et la surconsommation, en incitant les citoyen·nes à consommer toujours plus. De plus, les multinationales Zalando et Renault promeuvent de cette manière un modèle de consommation qui n’est plus en phase avec la transition écologique et sociale nécessaire pour nos sociétés de demain. La Métropole de Lyon doit agir rapidement pour interdire ces bâches publicitaires agressives et ne servant que les intérêts des multinationales.

Un trop-plein de publicité

Depuis plusieurs semaines, des affiches publicitaires géantes étaient installées place Bellecour. Ces affiches nous imposent des messages publicitaires, qui nous poussent à la surconsommation.

La publicité dans l’espace public représente un gavage d’informations permanent auquel personne n’a jamais consenti. Et pourtant, chaque citoyen·ne reçoit en moyenne entre 1200 et 2200 messages publicitaires par jour1. Nous dénonçons l’emprise de celle-ci sur nos esprits au quotidien : que ce soit en termes d’incitation à la dépense inutile, d’invasion de notre temps de cerveau disponible ou de véhiculation de tous les clichés possible (sexisme, apologie de la finesse et d’une beauté conformiste,…), la publicité ne profite pas aux consommateurs et consommatrices, mais bien aux multinationales. En effet, les petits commerces n’ont pas accès à la publicité, surtout de cette envergure : 0,0002% des entreprises françaises monopolisent 80% des publicités2. Et quelles entreprise !

Des entreprises allant à l’encontre des enjeux d’une transformation écologique et sociale nécessaire

Pour la première, il s’agit du site internet de vente de vêtements en ligne Zalando. Cette entreprise promeut une vision consumériste du vêtement, en incitant de par sa conception et son existence à l’achat excessif et superflu de produits vestimentaires : utilisation d’algorithmes, de systèmes de points, de publicité agressive. La grande majorité des produits proposés par le site sont issus du travail d’emplois précaires (conditions de travail, revenus, sécurité sociale) et de l’exploitation des ressources naturelles. Enfin, la présence de ce site contribue à l’agonie des commerces de proximité détruisant l’économie locale (emplois, vie de quartier).

Pour la seconde, c’est un SUV hybride de la marque Renault qui est mis en avant. Cette voiture entre dans une dynamique de green-washing commune à de nombreuses marques du secteur. En effet, plutôt que d’amorcer une transformation de son activité, Renault préfère introduire un moteur hybride, ce qui implique un alourdissement conséquent de la voiture (et qui influe sur la consommation, donc sur les émissions de GES et de particules fines), afin de donner un aspect faussement écologique au SUV et d’échapper au malus écologique qui lui aurait été imposé à la vente. Mais sur ce point encore, le concept même de voiture électrique ne représente pas une solution à l’heure actuelle aux problèmes sociaux et écologiques : le besoin de terres rares pour les batteries ainsi que le celui d’électricité rendent le cycle de vie d’un véhicule électrique (ou hybride) délétère.

Les militant·es de Youth for Climate Lyon soulagent les yeux des lyonnai·ses

En réponse à cela, les militant·es de Youth for Climate Lyon sont allé rendre illisibles et inutilisables ces bâches publicitaires géantes à travers une action de désobéissance civile. Si l’action a bien réussi sur la bâche Renault, elle n’a malheureusement pas pu aboutir sur le deuxième échaffaudage. Mais les dommages déjà causés suffiront peut-être à voir la publicité retirée ?

Youth for Climate Lyon rappelle à la Métropole de Lyon et à la mairie centrale qu’elles ont été élues sur des programmes se voulant écologistes et sociaux. La question de la publicité dans l’espace public est une question urgente et facile à régler. Nous attendons donc une action rapide des pouvoirs publics sur ce sujet.

Contacts presse :

Theo GOSSET : 07 73 27 65 79
Marin BISSON : 06 51 12 62 66
Mail : presse@youthforclimatelyon.fr