Artivisme

Artivisme

Le compte instagram @youthforclimatefr a proposé à ses abonné·es un concours d’artivisme, voici quelques-unes des oeuvres qui ont été faites.

Cette année j’ai eu dix huit ans.
Je n’ai pas fait la fête.
Je me suis dit que ça fait presque autant de temps,
Que les scientifiques vous alertent.

J’ai pas eu le temps de naître
Que vous avez tout jeté par la fenêtre
Et je n’aurai pas le temps de vivre
Qu’il faudra déjà survivre.

Et si nous sommes doués pour inventer,
Nous le sommes tout autant pour massacrer.
Faucher les forêts
Et par la même occasion,
L’oxygène que nous respirons.

Je ne suis qu’un adolescent
Mais j’n’ai pas envie de dire à mes enfants
Je suis désolé,
Il n’y a plus rien à manger
Nous n’avons rien fait.

Je n’ai ni l’ambition
Ni la prétention
De laisser une trace dans ce monde
Ni l’espoir
Encore moins le pouvoir
De changer les choses ne serait-ce qu’une seconde

Mais comme Betty Reese disait :
“Si vous pensez que vous êtes trop petit pour changer quoique ce soit,
Essayez donc de dormir avec un moustique dans votre chambre.”
Nous verrons bien qui empêche l’autre de dormir.

@flo_uta

Lorsque j’étais enfant, je ne voyais pas le monde de cette façon. Et en grandissant, j’ai appris à l’aimer, plus que je ne l’aurai pu imaginer. La terre est belle, elle nous offre des paysages à couper le souffle, et nous fermons les yeux. La terre nous appelle, nous lance des S.O.S, nous hurle qu’elle a besoin d’aide, et nous faisons les sourds. La terre meurt chaque misérables secondes qui s’écoulent, et nous préférons l’ignorer. Qu’a-t-elle demander pour subir des actes aussi abominables ? N’entends-tu pas sa forte respiration ? N’entends-tu pas les cris qu’elle nous adresse lorsque les volcans grondent ? N’entends-tu pas ses pleurs au fond de l’océan ? Ne la vois-tu pas t’offrir tout ce qu’elle n’as pas ? Ne la vois-tu pas continuer de se battre ? Ne sens-tu pas ses battements incessants sous tes pieds ? N’entends-tu pas ses fredonnements qu’elle te glisse à l’oreille ? C’est fou.
Te rends-tu compte qu’un sourd pourrait l’entendre ? Qu’un aveugle pourrait le voir ? Et que même les plus démunis pourraient ressentir ses émotions ? Ou est-ce que tu te situe toi ? Dans quel camp est-ce que tu es ? T’es tu déjà remis en question ? Arrête toi pendant un temps. Écoute là d’une oreille attentive. Offre lui un moment de répits, juste un instant. Prends conscience de la souffrance qu’elle endure constamment. Parce qu’elle ne t’en veux pas. Parce qu’il n’est pas trop tard. Parce qu’un seul geste pourrait tout changer pour elle. N’as tu jamais remarquer la beauté du ciel le matin ? Ose-tu au moins lever les yeux pour regarder le monde qui t’entoure ? Prends-tu conscience, de la cacophonie mélancolique qui résonne autour de toi ?
Ferme les yeux, et imagine toi, au beau milieu d’une terre déserte, sans eau. Comment te sentirais-tu ? Imagine encore une fois, être présent au beau milieu d’une foule, lever les yeux vers l’horizon, et voir que tout s’enflamme, que la terre brûle sous tes yeux, et que ses sanglots désespérés se ramènent jusqu’à toi. Elle te supplie de t’arrêter, et tu n’en fait rien. La terre nous a offert tellement de chose en si peu de temps, et toi que lui as-tu donner en retour ? Au lieu de lui donner de l’eau pour ne pas qu’elle meurt de soif, tu l’as ramène juste pour l’anéantir dans des flammes. Qu’est-ce que tu fais ? Pourquoi tu ne veux pas ouvrir les yeux ? Pourquoi tu fais semblant que tout vas bien ? Alors que toi-même tu meurs avec elle.
D’après toi, pourquoi le niveau des océans monte ? Pourquoi alterne-t-elle entre le chaud et le froid en faisant descendre et monter ses températures ? C’est parce qu’elle n’en peux plus. Elle t’a offert toute la beauté qu’elle avait en elle, et tu l’as détruit encore. Elle t’a offert tout ce dont tu avais besoin, en t’abreuvant. Elle a donner vie, et tu lui arraches tout. Pourquoi ? Réponds à ma question. Pourquoi est-ce que tu ne t’arrêtes pas ?Observe là. Admire là. Guéris là. L’humanité est le remède. L’humanité est la seule solution que tu es a porter de main. Il te suffit d’un geste, d’un seul mot, d’une infime goutte d’espoir, et d’un peu de persévérance. Sauve là et tu te sauveras aussi.

@daisy_midfire

L’auteur dit “Voici un poème intitulé poussières ayant pour but par une fable de faire réfléchir à notre condition et notre rapport à la Terre. A noter que les poussières désignent les hommes. Voici donc le texte :”

Poussières

Poussières de rochers elles sont que si peu
Encor moins diriez vous elles sont même plus
Danse de continuer les mouvements s’enlacent
Rivières de casser en galets bleus il plut
Bouches souffleuses de sourire pire il peut

Leurs cadavres semés des graines de pavot
Fleuriront un jour haut pour atteindre le ciel
Montés par le parjure et l’oubli l’un se lasse
Ensevelis du corps mort sur un lit de miel
Mais germes ne sont fleurs souvenirs du prévôt

Vous voyez au dedans un macabre extérieur
Un navire avançant votre regard s’arrête
A la poupe tranchante et aux filles sans place
Dans les airs étrangers immaculés d’abstraites
Pour dormir et tuer la chaleur du rieur
suite : Malgré Feu consumant sous leurs yeux sans alerte
Malgré cris d’agonie et les cris de souffrance
La tragédie perçue vous ne dites qu’hélas
Malgré Terre meurtrie chantant sa propre errance
Malgré les tout prophètes ils allèrent à leur perte

Ainsi les crissements ne furent plus de sons
Les rochers érigés redevinrent poussières
Et la vie profanée rayée de l’atlas
Quitta elle aussi leur égoïsme de lierre
Puissiez vous des poussières apprendre la leçon

@florentinviel

 

J’ai tellement peur de l’avenir, de ce qui va se passer et dont on ignore encore l’existance,
Les conséquences,
De ce qu’on ne se doute absolument pas…
Oui j’ai peur de l’avenir car le monde dans lequel je vis tombe en ruine,
Autour de moi tout s’écroule et j’ai peur je veux reconstruire le mur, recoller les briques de ma vie une à une, mais c’est moi qui ai creusé les failles pendant que d’autres en détruisais les fondations,
Car c’est aussi ma faute tout ce qu’il se passe,
Et aujourd’hui le mur va bientôt s’écrouler et il n’y aura plus personne pour ramasser les morceaux,
Oui j’ai peut de tout ça, peur que toute ma misérable existence, ma routine, sois tout à coup bousculée
Car derrière les façades et les faux souries se cachent le désert et les hantises,
Derrière les faux semblants il y a tous ce que je n’extériorise
J’ai tellement envie de crier au monde qu’il faut que tout s’arrête
Il est grand temps de changer
De tout changer
De prendre un tournant si violent que l’on appelerai ça une révolution
Il est temps de basculer nos trains de vie si l’ont veut un jour arriver à la gare.
2020 je t’attends
T’as déjà bien commencé.

@romane.grimonet

Le monde d’aujourd’hui

Internet n’est pas une seconde planète
Mais ça te fait perdre la tête
Les températures ne font qu’augmenter
Un, deux, trois, quatre degrés
Les glaciers sont énervés
Ils fondent toue la journée
L’élevage intensif c’est pas chic
Encore pire avec des antibiotiques
Les arbres sont détruits
Et moi j’ai plus de respi
Les baleines ont plus de répit
À vrai dire trop de plastique
Mais les militants de la planète sont là
Et eux ils ne font pas de faux pas

@elsa.jcq

Rêver l’utopie
Donner du sens pour
La voir accomplie

@freeandbold_

Ouvre les yeux réalise
L’étendue du désastre
Prends conscience et trouve le sens
Deviens le remède

@freeandbold_

Nos rêves ne sont pas condamnés à ne jamais pouvoir exister.
Nous pouvons changer le monde
Créons cette irrésistible onde.

@freeandbold_

COVID-19, quelles leçons à tirer pour le futur ?

COVID-19, quelles leçons à tirer pour le futur ?

L’apparition de la pandémie du COVID-19, cette tragédie soudaine, nous a dévoilé l’impact de notre monde consumériste sur le climat. En effet, l’arrêt des activités industrielles engendré par la crise sanitaire a diminué temporairement les émissions de CO2, car la plupart des entreprises polluantes se sont retrouvées en suspens. Cet épisode que nous vivons est dramatique pour l’ensemble de l’humanité. Cependant, nous pouvons d’ores et déjà en tirer un enseignement pour penser notre monde d’après, quand la vie active reprendra.

La crise sanitaire engendrée par le COVID-19 est monstrueuse et nous amène à nous demander si l’humain est responsable de cette propagation aussi rapide. Quand cette maladie a été découverte en Chine, elle s‘est très vite répandue dans l’entièreté de notre monde. Ceci est dû à l’utilisation massive de moyen de transports peu écologiques tels que les avions qui voyagent à travers le globe. La mondialisation, impliquant de nombreux transports, nuit sensiblement à l’environnement et pousse à une consommation démesurée. De plus, les conditions de vie des ouvriers chinois sont déplorables notamment à cause d’un salaire faible et d’un traitement inacceptable de la part des chefs d’usine qui font cela uniquement dans le but d’assurer les meilleurs bénéfices à leurs entreprises, comme le montre une vidéo, diffusée sur france 2. Les entrepreneurs le savent et s’implantent donc en Chine, ce qui leur permet de payer les salariés le moins possible, mêmes si cela est néfaste pour l’environnement. D’autre part, le matériel nécessaire pour lutter contre la maladie, comme des tests de dépistage et des masques, est insuffisant dû à la centralisation des activités en Chine. Afin de développer l’autonomie de notre pays, nous devons repartir sur des activités plus locales et plus respecteuses de l’environnement et ainsi que des ouvriers.

Depuis le début du confinement chinois, nous avons pu constater (selon “Le Monde”) que la concentration en particules fines a baissé de 20 % à 30 % dans ce pays. La pollution atmosphérique y est responsable de la surmortalité d’environ 1,1 million de personnes par an, d’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Le confinement imposé par le gouvernement chinois a donc fait plus qu’endiguer la maladie, il a sauvé des vies. Néanmoins Il ne faut pas trop se réjouir de ces nouvelles car tout n’est pas acquis, le système dans lequel nous vivions avant ce confinement, basé essentiellement sur le productivisme et le néolibéralisme, est d’une cruauté monstrueuse pour notre douce planète, qui voyait ses forêts et ses océans se faire ravager. Le néolibéralisme a lui même fortifié les inégalités sociales, sachant que le COVID-19 touche d’avantage les plus précaires et les moins à l’abri. Ainsi, ce système est nuisible aussi  bien pour la nature que pour nous. Nous savons que la période de confinement est trop courte pour avoir un réel impact sur le long terme, mais celle-ci nous a montré qu’une possible diminution des activités industrielles et un bouleversement du modèle économique et sociétale en place pourraient sauver les espèces habitant sur cette planète, dont l’humanité. Après cet épisode de vie au ralenti que nous avons accepté pour protéger chacun d’entre nous, la question est : voulons-nous retourner dans un système de consommation qui vise seuleument à concentrer le maximum de richesses, détenues par une infime partie de la population, qui nous entraine petit à petit vers une extinction de masse de la vie sur Terre ?  Nous ne voulons pas d’un retour à la “normale”, car c’est cette normalité qui nous pousse à la destruction massive des êtres vivants et des écosystèmes. Alors, voyons le COVID-19 comme un point de départ pour évoluer vers un futur se basant sur la solidarité et le respect de la vie, en banissant les productions inutiles.

Le COVID-19 nous a ouvert les yeux sur les limites du capitalisme, car il a causé une importante crise économique. Le PIB de la France a chuté de 6%, ce qui annonce de grandes mesures après le confinement pour relancer notre activité économique. Nous pouvions déjà le comprendre après le discours du 13 avril 2020, où Emmanuel Macron nous a annoncé que certains travailleurs pourraient reprendre leur travail, et que les écoles réouvriront progressivement après le 11 mai, alors que nos pays voisins ne reprendront pas les cours avant septembre. En effet, les entreprises vont essayer de réduire leurs pertes sur l’année. Pour cela, elles vont produire encore plus qu’avant et faire en sorte que la population achète de plus en plus. Cette relance massive de l’économie va se sentir également au niveau de la pollution, qui va faire un bond. Nous savons que cela produirait des problèmes écologiques, comme en 2008, ou encore après la Seconde Guerre Mondiale. Il faut apprendre de nos erreurs, nous ne sommes pas restés confinés durant plusieurs mois pour repartir dans un système qui ne prend pas en compte la vie sur Terre et qui donc, la détruit petit à petit. L‘économie n’est pas le plus important et il faut revoir nos priorités : la planète et les humains avant l’argent et la croissance.

En voyant le COVID-19 ravager la Chine, de notre oeil occidental nous n’avons pas eu peur. Nous ne pensions pas que les malheurs qui se passaient à l’autre bout du globe pourraient arriver un jour jusqu’à nous. Nous avons eu tort. Quand ce virus est arrivé dans nos maisons, nous avons tout de suite changé notre point de vue et accepté de nous restreindre à certaines règles. Ce même schéma de prise de conscience peut est reproduit pour la crise climatique, nous ne nous alertons que lorsque le problème nous atteint personnellement . Même si la France et plus globalement l’Europe sont peu atteintes par le dérèglement climatique,  des régions du monde sont déjà touchées par des catastrophes naturelles amplifiées ou un réchauffement drastique, comme dans les pôles où le réchauffement est deux fois supérieur à celui que nous ressentons. Si nous attendons de lourdes conséquences du réchauffement climatique pour agir, il sera trop tard. Anticipons pour ne pas franchir le point de non retour et rappellons-nous qu’il n’y aura aucun vaccin pour cette crise.

Nous pouvons faire le lien entre le COVID-19 et l’inaction de notre pays face à la crise écologique : nous réagissons seulement lorsque nous devenons, à notre tour, victimes. Malheureusement, concernant le réchauffement climatique, au moment où nous le ressentirons réellement en Europe, il sera trop tard. La solution est donc d’apprendre à anticiper pour agir avant de ressentir les conséquences, et ainsi, de les éviter.

Lors de cette pandémie, les politiciens se sont tournés vers les scientifiques pour recevoir leurs conseils. C’est grâce aux scientifiques et au personnel hospitalier que le pire a pû être évité. Il faut agir de la même manière avec la crise climatique. Écouter les scientifiques et leurs conseils est une véritable nécessité. Seuls les scientifiques connaissent, développent et proposent des solutions efficaces pour stopper le dérèglement climatique. Les politiques doivent les écouter et suivre de près leurs instructions, comme ils l’ont fait pour la pandémie. Nous sommes menacés et les rapports scientifiques nous alertent chaque jour. C’est le moment ou jamais de prendre en compte leurs alarmes et d’appliquer leurs solutions.

Pourtant, dès le début , nous avons tous été au courant de la gravité de la situation. Chaque jour, les médias parlent uniquement du coronavirus, le nombre de décès est donné en direct, des messages de prévention du gouvernement envahissent le net et des allocutions et autres discours officiels sont donnés de façon régulière. Impossible d’y échapper : la situation est grave et tout le monde est mis dans l’urgence. “Nous sommes en guerre” a déclaré le Président de la République, soulignant la gravité de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Il est primordial de fonctionner de la même façon avec le réchauffement climatique. Oui, le pire va arriver. Oui, il faut nous mettre dans l’urgence. Une médiatisation importante est plus que nécessaire : il faut que tout le monde soit au courant de la catastrophe dans laquelle nous allons. Une fois que cette prise de conscience sera nationale, il sera beaucoup plus simple de mettre en place des actions et des projets, car la population saura pourquoi c’est tant nécessaire.

Le COVID-19, a engendré et engendre encore de nombreux décès fort malheureux. Il met en évidence les failles de notre mode économique basé sur la surconsommation et la surproduction. Nous espérons sortir de cette crise le plus vite possible pour reconstruire ensemble un futur, écologique et social, en rupture avec les politiques menées jusque-là et instaurer de suite de nouvelles valeurs et lois nécessaires à la perduration de la vie sur Terre. La clé n’est pas le confinement mais bien une évolution du système antérieur, pour tendre vers une décroissance. Nous remercions infiniment lensemble du corps médical pour sa présence et son travail acharné ainsi que les travailleurs mis en danger, nous soutenons les victimes et leurs familles, et nous déplorons les morts dûes à cette pandémie. Ensemble, faisons changer les choses et apprenons de nos erreurs pour construire le monde de demain.

Our House is on Fire

Our House is on Fire

Notre maison est en feu

Fridays for Future dévoile une vidéo choc pour alerter sur le dérèglement écologique. Nous sommes collectivement aveuglés sur les questions d’environnement, et il est temps de tirer la sonnette d’alarme.

Youth for Climate France, avec de très nombreuses ONG et associations espère que l’urgence climatique sera bien prise en compte dans cette période charnière. Les épidémies que nous vivons ne sont pas sans lien avec le dérèglement environnemental.

Récapitulatif 13 mars

Récapitulatif 13 mars

Aujourd’hui Le temps presse vous propose de revenir ensemble, en images et à travers les voix de YFC, sur le 13 mars, dans toute la France.

Beaucoup de groupes locaux se sont rassemblés dans la rue pour marcher et crier leurs revendications, voir plus encore.

“Encore une fois nous sommes dans la rue. Encore une fois nous crions l’urgence climatique et l’effondrement de la biodiversité. Encore une fois nous séchons nos cours parce que la situation est affolante. Et cela fait un an, un an à présent que nous sommes ici, un an que nous luttons”. C’est sur ces mots que débute la marche de Lyon, 800 personnes réunies pour défendre leurs valeurs antifasciste, anticapitaliste, décoloniale, féministe et LGBTQIA+ friendly. Avant la marche, différentes actions ont été menées : un blocage au campus de l’université Lyon 2 Bron et des actions de sensibilisation dans les lycées. Tao du Lycée Saint-Exupéry nous raconte sa matinée : lui et d’autres du mouvement ont d’abord tracté à l’entrée de leur lycée puis ont organisé un atelier pancarte et sont passé·es dans les classes. C’est tou·tes ensemble qu’iels ont ensuite rejoint le lieu de départ de la manifestation.

À Avignon, la marche a pris la forme d’une balade pour les 80 personnes présentes dans la rue. Matthias, Laurie et Margaux nous parlent de la bonne ambiance provençale et communicative qui y régnait. Iels n’étaient pas forcément nombreu·x·ses mais les plus motivé·es étaient au rendez-vous. Cela a permis de faire un die in sur les marches de la mairie avant de continuer la marche. Malgré quelques problèmes avec la police rue de la république, tout s’est terminé dans le calme.

Un tour par le “temple de la consommation à Saint-Nazaire”, un passage par une galerie marchande et des mots d’espoir une fois la marche terminée, face à la mairie : c’est comme ça qu’Hadrien, élève de Terminale à Saint-Nazaire, nous résume la mobilisation du 13 mars. Nos jeunes militant·e·s, après un long mois de préparation, ont donc pu manifester une nouvelle fois, en affirmant les valeurs anticapitalistes de notre mouvement, notamment à travers un discours prononcé… la marche. Finalement, Hadrien semble satisfait du travail effectué, comme il le résume : “On a eu une superbe ambiance pour l’organisation, tout le monde s’amusait lors des ateliers banderoles. Tout le monde était content du résultat. Bref, une marche bien organisée.”

Dans la capitale de l’Isère qu’est Grenoble la mobilisation fut différente que tout ce qu’avaient pu imaginer les organisateurices. L’idée première était une grande marche inter-organisations en présence de Greta Thunberg, mais suite à des problèmes familiaux sa venue a été annulée. Puis, le matin même de la manifestation le préfet a préféré par précaution pour cause de coronavirus, annuler la marche prévue. Nos activistes se sont donc rassemblé·es avec d’autres collectifs devant la gare pour un temps de débat avant que le reste des présent·es partent en manifestation non déclarée à environ 200 dans les rues de Grenoble.  Mathys, 17 ans, étudiant de la ville nous raconte sa déception face à cette mobilisation qui selon lui aurait pu signifier un “renouveau pour le mouvement après un an, mais avec le contexte actuel les chiffres ne sont pas au rendez-vous pour cette date clé”.

Après un pique-nique, zéro déchets bien sûr, la mobilisation à Rennes commence par une assemblée générale, nous explique Albane, 19 ans, engagée depuis 1 an dans le mouvement. Le débat s’oriente sur l’utilité de nos modes d’actions et le ressenti sur les mobilisations climats  depuis le 15 mars 2019. Malgré cette belle initiative la discussion “tourne un peu en rond”, selon elle. S’en suit une marche dans le centre-ville qui ne manque pas de marquer le coup en passant dans des centres commerciaux et en laissant une trace avec des tags. Les militant·e·s se dirigent ensuite sur la place de la mairie où iels font un die-in pour marquer les esprits avant les élections. Un discours est aussi prononcé par plusieurs militant·es. Après un peu de dispersion, une rue est bloquée avec les quelques militant·es restant·es. Albane nous explique ensuite que ce GL se réunissait sur le “discord local toutes les semaines à peu près pour réfléchir à rythmer la mob”, ainsi qu’avec les autres organisations écolos. Albane note malgré, une com et une organisation qu’elle juge satisfaisantes, quelques déceptions relatives à cette mobilisation, toutes leurs attentes ne sont, en effet, pas satisfaites, par exemple la couverture médiatique est quasi inexistante. Il faudrait, selon elle, mieux s’organiser pour attirer plus de monde et ainsi pouvoir proposer plus de choses par la suite. Elle se sent aussi malheureusement dans le flou pour la suite du mouvement et fatiguée par l’organisation.

Bien que perturbé·es par le début de l’épidémie du Covid-19 en France, nos courageux militant·es de YFC Bordeaux ont maintenu leur mobilisation ! En effet, iels ont dû changer leur programme de dernière minute suite aux conséquences du virus sur le nombre de personnes présentes.. Mais cela n’a pas empêché plus d’une centaine de motivé·es de défiler durant une heure dans les rues de Bordeaux, comme nous l’explique Jean et Simon, deux militants bordelais. À l’issue de cette marche, une discussion d’environ une heure s’est tenue entre militant·es et sympathisant·es, pour terminer en beauté cette belle mobilisation du 13 Mars 2020 !

Malgré de nombreuses annulations, une manifestation non déclarée s’est déroulée a Angers le 13 mars où près de 300 personnes ont défilé dans la ville avec de nombreuses actions en parallèle. Il y a eu notamment des collages féministes, des empreintes de main ensanglantées qui ont été mises un peu partout, des tags et la mise en place d’une grande banderole sur le balcon de la mairie. Ces actions qui avaient pour but de faire passer un gros message politique deux jours avant les municipales ont été réprimées par quelques coups portés sur les manifestants, des contrôles d’identités abusifs et une interpellation. Une réponse policière à laquelle les militant·es d’Angers ne sont pas habitué·es. Phacochère avait avant la marche un doute sur le nombre mais il est finalement satisfait de cette manifestation et de la diversité des tactiques qui y a été mise en place. En effet, selon elle les marches simples n’ont plus vraiment un grand intérêt car peu de conséquences directes mais elle est contente de voir que de plus en plus de gentes radicalisé·es remettent en question le système actuel. Elle espère donc pouvoir diversifier les valeurs de son groupe local afin de lutter contre toute formes d’oppressions et essayer de créer des liens avec d’autres groupes locaux. Barnabé est déçu du nombre mais est content de la nouvelle image qu’iels donnent de leur groupe local. Filiz ressent une baisse de motivation car le “phénomène de mode” des marches pour le climat est passé, mais elle reste positive et veut essayer de sensibiliser un maximum les personnes présentes lors des marches et aussi renforcer l’accessibilité du groupe local en étant “plus actif·ves dans les milieux défavorisés”. Anya veut aussi renforcer la sensibilisation afin de légitimer leurs actions et de montrer une autre facette des “jeunes pacifiques” pour le climat et ainsi pouvoir continuer à agir.

Elix nous raconte qu’un peu plus d’une trentaine de personnes motivées se sont rassemblées à Bourges en fin de matinée afin de dénoncer le mode de consommation mondial actuel et le fonctionnement du système. Quelques prises de paroles ont été faites par le mouvement des coquelicots par exemple ou par Elix qui a appelé à des changements collectifs de notre mode de consommation. Un peu de musique a été jouée pour clôturer cette matinée ! Elix espère un regain de mobilisation et plus de monde dans la rue la prochaine fois !

Du renouveau : c’est ce que voulait le groupe local de Marseille. On s’éloigne des sentiers battus et des marches traditionnelles pour créer quelque chose que l’on avait encore jamais vu dans le mouvement : le festiv’action. L’idée est d’allier l’écologie, le social et le cadre démocratique à seulement deux jours des municipales, pour toucher, sensibiliser et éduquer un maximum de monde. Il y a tout d’abord eu un repas partagé fait à partir d’invendus, ensuite le festival s’est constitué avec différentes parties. Dans les 40 associations partenaires de l’action, certain·es tenaient des stands avec des débats en hémicycle, au centre du festival, les tables étaient réparties par thématiques sur des sujets locaux tel que le logement ou la biodiversité. Andréa, activiste de 16 ans parle de la mobilisation en disant “l’objectif est de reprendre en main le local sur la base des revendications pour s’imposer”. En effet, à la fin de la journée après un concert très applaudi sont ressorties 12 revendications locales : pour la question du logement, la réquisition des logements vides, l’obligation de restaurer les logements vétustes et insalubres. Sur la question de la nature : créer des espaces verts protégés reliés entre eux, mettre en place une taxe pollution sur les entreprises. Par rapport aux déchets de la ville, la mise en place de compost collectifs et de  recycleries de quartier. Il y a aussi des demandes au niveau des transports, que ceux-ci soient gratuits et un centre ville sans voitures, à vélo. Les questions alimentaires ont été abordées et il en est ressorti la demande de cultiver les espaces disponibles en ville, et en périphérie, d’un plan de gestion de l’eau et des sols et surtout une alimentation majoritairement bio et locale. Pour finir, sur le plan de l’argent public et de la citoyenneté il y a une demande d’assemblées décisionnaires par quartier et arrondissement.

Chambéry innove aussi pour cette mobilisation. Comme le groupe local donnait rendez vous à Grenoble l’après midi, pas de marche au programme : l’heure est à la fête et la volonté est de se rassembler pour partager un moment convivial. C’est devant le palais de justice de la ville que les militant·es se sont retrouvé·es après que les membres d’yfc aient fait le tour de la ville à vélo pour récupérer pancarte et sono, nous décrit Salomé en riant. Ce sera un rassemblement d’entre 30 et 50 personnes commençant par un discours qui rappelle les raisons de leur présence “Nous avons besoin de ce temps pour reprendre notre souffle, célébrer le vivant, remettre en cause nos modes d’action, appeler à la révolte”. Ensuite, toujours en musique, les manifestant·es présent·es se dispersent pour redécorer la place, écrire sur le sol leurs revendications, leurs peurs et leurs espoirs, des groupes de débats se forment sur les sujets suivants : en tant que citoyen·ne, quel est notre responsabilité face au changement climatique ? Chambéry : quels changements seraient efficaces au niveau local ? Comment interpeller les politiques de manière pacifique ? Quels modes d’action adopter après les marches et le silence des élu·es, des médias ? Les chiffres de mobilisation baissent, comment retrouver le dynamisme de la jeunesse ? Une idée générale en ressort : les marches ne suffisent plus si elles ne réunissent pas assez et d’autres modes d’action doivent être employés. Le bilan est positif : “c’était un moment convivial pour resserrer les liens avec celleux qui nous suivent et on a pu présenter le mouvement sous un autre angle”.

Clean Walk, action anti-pub, sensibilisation sur l’industrie textile, marche sauvage et die-in: c’est un programme riche et varié pour toucher le plus de monde possible que les militant·es de YFC Annecy ont organisé ! Une trentaine d’activistes se sont donc retrouvé·es dès 9h et se sont réparti·es dans 3 groupes différents : clean walk, fast fashion et anti-pub. Nos 2 militants interviewés, Sacha et Mathéo, faisaient partie du dernier groupe : ils se disent déçus du contrôle de police abusif qui a empêché 8 de nos militant·es d’agir. À 11h, les 30 actif·ves se sont retrouvé·es pour partir en marche sauvage, direction la gare, où s’est déroulé un discours de sensibilisation, accompagné d’un die-in. L’après-midi, 3 militant·es sont partis en GAV pour avoir sensibilisé sur la pollution des SUV, alors qu’une autre partie des jeunes s’est rendue à Grenoble.

Malgré une organisation mouvementée, la mobilisation d’Orléans a bel et bien eu lieu, nous raconte Lena, 14 ans membre de YFC depuis mai 2019. En effet il n’y avait pas de marche initialement prévue, mais finalement décision fut prise d’en organiser une en 2 semaines seulement. De plus les liens avec l’interorga étant détériorés, iels ont dû organiser cela seul·es. Malgré cela, iels ont redoublé d’efforts et ont réalisé de nombreuses actions : en plus de la traditionnelle marche iels ont collé des affiches et fait des dessins à la craie pour préparer le jour-J. Ces militant·es ont ensuite fait un die-in sur les rails du tram, pour finir par une assemblée générale. Lena trouve difficile de trouver “une utilité à ce qui a été fait” ; c’était un bon moment mais pas de réel impact ou de directif derrière. C’est une “forme d’aliénation de la lutte, surtout à peu” nous explique-t-elle. Elle trouve difficile d’organiser, d’avancer et de massifier, mais espère un “regain d’énergie après le confinement” et une “bonne dynamique qui se lance” pour la lutte.

À Toulon malheureusement il n’y pas eu de mobilisation à proprement parler, mais nous avons tout de même tenu à relayer le témoignage d’Elisa, 17 ans, dans le mouvement depuis aout. En effet cette militante s’est beaucoup investie dans l’organisation de la venue de Greta Thunberg à Grenoble. Elle a aussi beaucoup donné pour sensibiliser les gens autour d’elle en participant à des actions de collages dans Toulon, et en utilisant des pancartes dans son lycée. Pour plus de proximité, Elisa a discuté avec des gen·tes. Malgré une déception concernant la taille de la mobilisation en raison du covid-19, elle reste motivée pour mobiliser les jeunes et rebondir sur la crise actuelle pour changer les choses plus profondément. Il faudrait ainsi “trouver une autre forme au mouvement pour que tout le monde se sente utile et soit capable de faire des choses”, selon ses dires ; elle a su, malgré l’absence d’action dans le groupe local, être inventive pour participer à sa manière.

Pour finir en beauté ce récapitulatif de notre dernière journée de mobilisation, voici des photos de tout les autres groupes locaux mobilisés que nous n’avons pas forcément  pu contacter pour des interviews.

Douai

Brest

Dijon

Pays Basque

Rouen

Digne

Valence

Albi

Pau

Laval

Lorient

Mende

Poitiers

St-Brieuc

Pontcharra

Vitrolles

St-Étienne

Serres à LED : nouveau fléau ?

Serres à LED : nouveau fléau ?

On connaissait le fléau de l’éclairage urbain à outrance par les enseignes au cœur de nos villes, qui après la destruction des habitats naturels par l’urbanisation, déséquilibre les écosystèmes alentours. Mais on découvre aujourd’hui des serres géantes de plusieurs hectares qui, de nuit, sont éclairées comme en plein jour avec des LED. On a alors affaire en pleine campagne à une source de lumière environ dix fois plus puissante qu’une zone de même taille en plein Paris. Les écosystèmes alentours se retrouvent donc chamboulés par cette technique qui se répand, aujourd’hui, à grande échelle.

La création de telles aurores boréales artificielles n’est pas anodine, une quantité de lumière aussi importante en pleine nuit a des effets néfastes sur son environnement. La première chose qu’ont pu remarquer les habitants des alentours, c’est que les oiseaux chantent comme en plein jour. C’est une conséquence parmi tant d’autres sur les êtres vivants locaux. En effet le cycle de la lumière naturelle est un des premiers repères de toutes les espèces animales et végétales et une perturbation de ce cycle peut leur être défavorable. Il faut rappeler qu’une grande partie de la vie animale n’est active que de nuit et un tel changement d’environnement peut entraîner des modifications notables du comportement des individus. Par exemple, les petits mammifères fuient ces zones par peur d’être chassés par leurs prédateurs. Cela peut aussi s’accompagner d’une baisse de leur activité et donc d’une dangereuse perte de masse. Il résulte aussi de cet éclairage des dysfonctionnements pour l’orientation de certaines espèces. Cette forte lumière peut, en effet, attirer des amas d’insectes perdus, ceci profitant à certaines espèces qui donc concurrencent déloyalement les autres espèces par des mécanismes qui sortent de l’ordinaire. La reproduction d’espèces telles que les insectes bioluminescents ou plus surprenant les amphibiens est fortement perturbée par cette pollution et cela nuit fortement à leur développement. Toutes ces conséquences désastreuses peuvent amener à la fragilisation des écosystèmes et ainsi à la non régulation des espèces invasives qui prolifèreraient alors. Il peut aussi y avoir des conséquences plus profondes ; l’horloge interne perturbée sur son cycle jour-nuit peut aussi être perturbée sur des cycles plus longs, amenant de la fatigue voire d’autres conséquences selon les espèces. Ces impacts s’avèrent désastreux en milieu urbain actuellement mais ils pourraient l’être encore plus en milieu rural, à cause de la proximité avec l’habitat de très nombreuses espèces, contrairement à la ville où les habitats possibles sont très limités. Ces effets ne sont qu’un échantillon parmi tout ceux que peuvent produire ces installations.

Ces serres ont donc des conséquences non négligeables sur les alentours mais le principe même de l’éclairage en continu des plantes peut aussi être remis en question par son impact potentiellement négatif sur les plantes elles mêmes. Dans notre cas on parle plutôt de tomates au niveau de la production à grande échelle visible. Ces dégradations sont encore mal comprises par les scientifiques et il semblerait que certaines espèces s’y accommodent plutôt bien, mais des premières observations semblent émerger après expérimentations. En effet cette technique ayant pour but d’accélérer la production entraîne une surproduction de sucres nécessaires à la vie de la plante avec une photosynthèse qui ne s’arrête pas. Cela peut entraîner un déréglage négatif de la photosynthèse voire accélérer le processus de vieillissement de la plante. Le cycle interne de la plante, bien que parfois déréglée, conserve une alternance jour nuit qui implique que la plante se protège moins de la lumière lors de sa phase nuit. Ainsi, lors d’une exposition continue, les cellules de la plante peuvent s’oxyder durant cette phase et entraîner une dégradation de la plante. Dans la nature la température aide aussi la plante à ajuster son horloge interne sur le cycle jour nuit mais dans de telles serres souvent chauffées cela est aussi perturbé. D’autres facteurs extérieurs influent sur ces possibles lésions, et les espèces réagissent différemment.

Cette technique utilisée pour accélérer la croissance des plantes est plutôt récente, les entreprises majeures de ce domaine datent des environs des années 2010, c’est donc une technique nouvelle qui regroupe aujourd’hui autour d’elle un spectre assez large allant des passioné·e·s amateur·e·s, aux grandes entreprises. L’utilisation de cette technique a commencé à plutôt petite échelle dans des chambres de croissance en intérieur qui sont destinés à des endroits avec peu d’espace, en ville par exemple. C’est pratique pour se rapprocher du consommateur mais aussi pour cultiver en intérieur de façon discrète des produits moins légaux tel que le cannabis. À plus grande échelle l’utilisation de cette technique se fait en général pour les plantations de tomates en serre, dont certaines espèces sont plutôt résistantes à ce type d’éclairage. Cette technique repose sur l’utilisation de LED pour être viable. En effet les LED permettent de produire de la lumière plus efficacement que des lampes traditionnelles, elles ont l’avantage d’avoir une consommation électrique bien moins importante et une luminosité équivalente voire supérieure. Malgré cela dans certains cas des lampes traditionnelles sont utilisés. La consommation de telles installations reste astronomique, bien qu’utilisant souvent des LED, la luminosité relevée implique une consommation électrique assez monumentale. Pour trouver ces serres en France il suffit de regarder une carte de la pollution lumineuse[1], les points les plus rouges, c’est à dire lumineux, s’avèrent être des serres. Nous avons ainsi recensé quelques serres qui semblent utiliser ces techniques et elles se trouvent toutes à l’ouest de la France. La zone la plus touchée par cette pollution regroupe un ensemble de trois exploitations dont deux du même propriétaire. Celles-ci sont fortement susceptibles d’utiliser l’éclairage LED en continu. L’une des exploitations possède au moins une serre réalisée par l’entreprise de fabrication de serres Certhon, basée au Pays-Bas. Or ce fabriquant propose la construction de serres à LED et met en avant de telles serres sur son site dont une située à cet emplacement. La généralisation de ces serres est une impasse à la fois au niveau de la biodiversité, comme on l’a vu, mais aussi énergétique : la sur-consommation d’électricité induite par cette méthode nous éloigne toujours plus des perspectives nationales de réduction de consommation d’énergie. De plus les entreprises concernées mettent en avant leur côté “écologique” et “durable” sur leurs sites internet alors même qu’elles produisent des tomates ou autres plantes avec des techniques dont la plupart n’ont pour but que de faire progresser le rendement et la productivité au détriment de la nature et de la qualité du produit vendu au consommateur. Ces producteurs ont certes une part de responsabilité mais il ne faut pas négliger la responsabilité du gouvernement qui incite par différents accords l’augmentation de la production et délaisse de ce fait les producteurs voulant garder en qualité.