L’IVG en Pologne

L’IVG en Pologne

En Europe, la Pologne est depuis des années un des pays les plus restrictif sur le sujet de l’avortement. Récemment la loi a été revue. Faisons d’abord un petit point histoire :

 La libéralisation du droit à l’avortement a eu lieu durant la période communiste, plus précisément le 27 avril 1956. À ce moment-là, un avortement était autorisé dans 3 cas :
 – une grossesse mettant la santé de la mère en danger
 – une malformation du fœtus
 – une grossesse résultant d’un viol ou d’inceste
 Puis a été institué ensuite un 4ème cas tenant compte des conditions socio-économiques difficiles telles qu’une famille monoparentale, pas ou peu de revenus, une situation de pauvreté générale.

 

En 1989 le régime communiste prend fin en Pologne. Quelques années après, en 1993 le droit à l’avortement régresse. Les conditions socio-économiques ne sont plus un critère suffisant pour accéder à l’avortement et les trois autres conditions sont durcies afin d’en limiter l’accès

 

C’est en 2016 que la question du droit à l’avortement revient au cœur des débats : le projet de réforme souhaite que le droit à l’avortement ne concerne que les femmes qui sont mises en danger par leur grossesse et punir les autres cas où il y pratique de l’avortement de 5 ans de prison. D’intenses protestations empêchent la loi de passer.

 

En 2018, une nouvelle réforme tente de supprimer le motif légal pour grave malformation du fœtus mais c’est aussi un échec.

 

En 2020, le conseil constitutionnel polonais émet, sous l’égide du parti ultra catholique au pouvoir « Droit et justice » ou PiS, un arrêt stipulant que les IVG, même dans le cas d’une malformation grave et irréversible du fœtus, d’une maladie incurable ou potentiellement mortelle, sont inconstitutionnelles.

C’est le début d’une grande vague de manifestations en Pologne. Des centaines de milliers de personnes défilent dans les rues. Il s’agit des mobilisations les plus importantes depuis la chute du communisme.

Cette loi est vue comme une déclaration de guerre, une nouvelle possibilité pour le gouvernement de faire régner la terreur en Pologne.

Pour les manifestant·es il ne s’agit pas seulement d’une lutte pour l’avortement mais d’une lutte pour la liberté. La liberté de faire ses choix pour son corps. Des symboles très forts sont utilisés dans ces manifestations : « Mon corps, mon choix », « Every woman is a riot » (chaque femme est une révolte), ou encore « j’aimerais avorter de mon gouvernement ». L’éclair rouge brandi par les féministes incarne la lutte pour l’avortement

Par ailleurs, les militant·es, en réaction à l’église catholique très puissante en Pologne et un des acteurs principaux dans la lutte du gouvernement pour la suppression du droit à l’avortement, n’hésitent pas à recourir à l’apostasie. Cet acte consiste au reniement public de sa foi catholique en annulant son baptême afin d’être supprimé·e définitivement des registres de l’église catholique.

Autre élément symbolique : le cintre, alors utilisé par certaines femmes pour mettre un terme à leur grossesse de manière clandestine par manque de moyens financiers ou par souci de discrétion, les restrictions étant déjà très fortes. Des femmes choisissent également de se rendre à l’étranger dans les pays limitrophes comme l’Allemagne ou la Slovaquie. D’autres encore se procurent des pilules abortives par internet ou sur le marché noir.
 En Pologne certaines cliniques privées proposent des avortements illégaux. Ces pratiques clandestines, en plus des dangers judiciaires, comportent de grands dangers médicaux.

En 2013, une étude montre que 80 000 à 150 000 femmes polonaise choisissent de mettre un terme à leur avortement tous les ans, tandis que les chiffres officiels tournent autour de 1000 avortements légaux pratiqué par an. De plus, en 2019, 98% des avortements légaux étaient liés à une malformation du fœtus, la condition vouée à être supprimée dans les nouveaux textes.

Après les manifestations d’octobre, le décret est retiré… mais pour peu de temps : il est de nouveau appliqué le 27 janvier, réduisant définitivement les possibilités d’avortement aux cas de viol, d’inceste et de danger mortel pour la santé de la mère.
 La présidence polonaise a exprimé sa satisfaction quant au jugement prononcé. Les mobilisations reviennent. Les femmes sont moins nombreuses dans la rue mais tout aussi déterminées.

Ce qui ressort le plus dans les propos des militant·es recueillis par Euronews est la douleur de se battre non seulement pour les droits des femmes mais surtout pour « les droits de tous ».

Une manifestante déclare ainsi :

« Il y a presque quarante ans, nos parents et grands-parents ont manifesté dans ces mêmes rues et se sont battus pour la liberté et c’est très douloureux que notre génération doive faire la même chose, après tant d’années »

Magdalena Schejbal

actrice et manifestante

Les manifestations ont dépassé les frontières polonaises et suscité des réactions, émotions, au niveau international. La présidente d’Amnesty International Polska s’exprime dans un communiqué : « Tenter de passer ces lois dangereusement régressives à n’importe quel moment serait une honte, mais d’en précipiter l’examen sous couvert de la crise liée au Covid-19 est impensable. Elles vont non seulement menacer la santé et la vie de femmes et de filles, mais aussi empêcher les jeunes d’accéder à l’information dont ils ont besoin pour avoir des relations sexuelles saines. »

 

À l’échelle de Youth for Climate France, nous nous indignons qu’une telle loi soit appliquée dans un pays de l’Union Européenne sans qu’aucune mesure ne soit prise à son encontre. Ce silence, cette absence de réaction sont un laisser-passer vers un bafouement croissant des droits de l’Homme et vers une montée du conservatisme. Nous demandons instamment à l’Union Européenne, la Cour Européenne des droits de l’Homme de faire respecter la convention ratifiée par ses membres, ses signataires dont la Pologne fait partie. Pour finir, il est de notre devoir de nous rappeler, comme le plaidait Simone Veil en 1974 devant l’Assemblée Nationale française, qu’“Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement (…). C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame. ”

Podcast : I am Greta, un portrait en immersion

Podcast : I am Greta, un portrait en immersion

Affiche du film "I am Greta" : un portrait en immersion

Elle est un phénomène. 

Devenue en quelques mois l’icône d’une génération, elle est peu à peu devenue la porte-parole de milliers de jeunes à travers le monde, tous engagés pour un futur meilleur.

Mais, derrière le personnage public, qui est Greta Thunberg

Comment le cinéma peut-il aborder la question climatique et ses conséquences ?

Comment filmer l’enfance militante ?

Stade Rennais : Extension sur la Prévalaye

Stade Rennais : Extension sur la Prévalaye

Stade Rennais : Extension sur la Prévalaye

👉 Mardi dernier, le Stade Rennais a présenté officiellement le projet d’extension de son centre d’entraînement Henri Guérin au comité de gestion de la Prévalaye.

🏗 Le projet, initialement prévu pour une artificialisation de 8 ha de terres agricoles fertiles, est revu à la baisse : seulement 3,6 ha de nature à bétonner ! #Écocide

🤩 Le club annonce un « projet éco-responsable » : matériaux bio-sourcés, structures en bois et toitures végétalisées. Après tout, maquillons ça d’un faux-semblant d’écologie pour séduire les élu·e·s. #Greenwashing

🤦‍♀️ Il annonce aussi qu’il ferait planter 1 000 arbres et des haies bocagères. Pour “compenser” le massacre futur de ces terres, pourtant riches en biodiversité végétale et animale ? #FootageDeGueule

🤥 Les élu·e·s écologistes Matthieu Theurier et Valérie Faucheux, qui disent soutenir une agriculture péri-urbaine durable, trahissent les maraîchers·ères en rompant les contrats de leurs terres pour les offrir à un industriel du foot. #Hypocrites

⚽ Nous ne sommes ni contre le football, ni contre le Stade Rennais. Nous sommes contre ce modèle de foot-business dépassé* et pour un retour à un modèle raisonné. #RasLeBallon

✊ Avec les différentes organisations écologistes locales, nous continuons de supporter les riverain·e·s dans un combat citoyen pour la protection de notre patrimoine écologique rennais.
Dans ce match contre un projet criminel pour l’environnement, nous allons #ToutDonner

* France Culture, « Foot : fin de partie pour un système à la dérive » : https://bit.ly/39Nm3Fn


Pour plus d’informations : https://sauvegardeprevalaye.wordpress.com/

Pétition, lancée par le Collectif de Sauvegarde de la Prévalaye : https://bit.ly/2YTGBWz

Victoire pour les riverain·es de Béton Lyonnais !

Victoire pour les riverain·es de Béton Lyonnais !

Victoire pour les riverain·es de Béton Lyonnais !

 

Après une 2ème victoire judiciaire contre l’entreprise Béton Lyonnais, les riverain·es et les associations se préparent à la contre-attaque

Victoire !

Après plus d’un mois d’attente⏳, le verdict est tombé : les riverain.e.s de Béton Lyonnais ont obtenu gain de cause ! Pour rappel, l’industriel les avait attaqué.e.s pour diffamation suite à la publication de la pétition « Protégeons notre environnement et notre captage d’eau potable situé à Décines-Charpieu » 🚰. Le juge a considéré que les propos relayés étaient exacts et ne constituaient aucunement un préjudice pour la société.

La plainte engagée par Béton Lyonnais n’était autre qu’un procès bâillon 🤐, entrepris en guise de représailles et afin d’intimider les riverain.e.s et de les inciter à garder le silence. Hélas, d’autres procès de ce type pèsent encore sur elleux.

✊ La lutte ne fait que commencer, nous devons tout mettre en œuvre pour protéger l’eau potable du Grand Lyon 💦 en faisant appliquer les injonctions de la DREAL sans délai et en oeuvrant pour la délocalisation de Béton Lyonnais qui n’a rien à faire dans une zone agricole protégée 🌍, et encore moins à proximité immédiate du captage d’eau potable de la Rubina.

La Métropole de Lyon semble s’emparer sérieusement du sujet et la Mairie de Décines Charpieu se réveille suite à notre interpellation.

💪 En attendant nous ne lâcherons rien !
N’hésitez pas à soutenir les riverain.e.s avec nous, en faisant circuler la pétition et la cagnotte destinée à alléger les frais de justice de celleux qui se battent pour notre bien commun !

 

 

 

 

 

 

 

 

Les riverain·es ont besoin de vous !

Les multiples attaques en justice et le combat juridique contre Béton Lyonnais coûtent cher ! Si vous en avez les moyens, n’hésitez pas à faire un don pour la campagne, nous en avons grandement besoin.

 

Vous pouvez aussi nous soutenir en signant la pétition contre l’entreprise !

 

Faire un donSigner la pétition

Béton Lyonnais : lutte contre un scandale environnemental et humain

Béton Lyonnais : lutte contre un scandale environnemental et humain

Béton Lyonnais : lutte contre un scandale environnemental et humain

Béton Lyonnais, un désastre environnemental et humain

Béton Lyonnais est une entreprise Lyonnaise exerçant illégalement son activité sur la zone de protection rapprochée du point de captage d’eau potable de la Métropole de Lyon “La Rubina”, dans la commune de Décines-Charpieu. Depuis 1993, elle pollue les sols en y déversant ses eaux industrielles, intercepte l’eau du captage de la Métropole de Lyon grâce à des forages illégaux dans le seul but de ne pas payer la facture à la fin du mois, et fait vivre un cauchemar aux habitant·es vivant dans les environs.

Vous suivrez en 7 épisodes, chaque jour, l’historique de cet entreprise depuis son implantation sur la zone, afin de bien comprendre comment nous en sommes arrivé·es là, et l’ampleur du désastre qu’elle représente.

Lien utiles :

Les riverain·es, lassé·es des horeurs environnementales causées pas l’entreprise, ont lancé une pétition pour faire accélérer les choses. La signer serait une première étape utile pour faire avancer l’affaire !

Par ailleurs, mener une campagne juridique a un coût ! Certains ont déjà été engagés par les riverain·es, d’autres sont à venir,… Nous avons lancé une cagnotte, pour nous permettre de mener la campagne à son terme, et, si vos moyens vous le permettent, nous vous serions très reconnaisant·es de nous permettre d’aller au bout des choses !

I

📆 22 Mars 1993 📆

🏗 Béton Lyonnais s’installe dans le périmètre de protection rapprochée de la zone de captage d’eau potable de la Rubina qui est également une zone agricole protégée.

🤔 Comment une entreprise exerçant des activités industrielles polluantes a-t-elle obtenu le droit d’exercer à cet endroit ? Une faille administrative permet à Béton Lyonnais d’obtenir un récépissé de déclaration de la préfecture, et depuis ce jour l’entreprise met en péril son environnement proche.

 

II

📅 Années 1998-2010 📅

☣️ L’activité de Béton Lyonnais se développe, le site est dénaturé et devient, entre autres, un lieu de stockage de déchets de métaux et de carcasses de véhicules.

🧑‍⚖️ La préfecture réagit et demande la suspension sans délai des activités : un arrêté est publié et des sanctions administratives sont prises. L’exploitant ne se décourage pas. Jusqu’en 2010, il continue ses activités de stockage illégal. De multiples infractions seront ensuite constatées par l’Inspection des Installations Classées sans qu’aucune sanction sérieuse ne soit prise.

 

III

📅 2010-2011 📅

☢️ Et « le cauchemar continue » : une inspection de la DREAL révèle que les mesures nécessaires n’ont pas été prises. Entreposage de matériaux divers et d’épaves de voitures, stockage d’huiles et de produits non identifiés en fûts d’1m3, traces d’hydrocarbures sur le sol, etc.

❌ Et la cerise sur le gâteau : deux ouvrages de forage et de pompage non déclarés et illégaux, sont découverts, Béton Lyonnais détourne donc l’eau potable du Grand Lyon pour fabriquer son béton ! Deux arrêtés préfectoraux sont pris en 2011 pour que l’entreprise se remette en conformité, comble ses forages illégaux et surveille la qualité de l’eau, du sol et de l’air sur le site. On attend toujours !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IV

📅 2012-2020 📅

🕵️ À la suite d’un contrôle de la DREAL en 2012, quelques progrès sont à noter du côté du bétonnier (semble jouer les bons élèves : retrait de déchets, déplacement des cubitainers dans un container…) mais rapidement de nouvelles infractions sont constatées.

🛢 L’entreprise continue de déverser des eaux industrielles à même le sol, les fosses d’entretien et les cuves de vidange restent non conformes, de nouveaux dépôts d’ordures (équipements ménagers contenant potentiellement des fluides frigorigènes) apparaissent… Et les forages réalisés illégalement dans la zone de protection rapprochée ? Il ne seront jamais comblés (l’eau gratuite, c’est pratique !).

Malgré les nombreux contrôles de la DREAL et malgré de multiples mises en demeures, Béton lyonnais ne se conforme pas, ou que partiellement, aux injonctions des autorités.

😡 C’en est trop pour les riverains qui portent plainte. La réaction de Béton Lyonnais ne se fait pas attendre…

 

V

📅 2019-2020 📅

💥 L’entreprise Béton lyonnais réagit violemment à la plainte des riverains : insultes, coups de pression et coups de sang. Le bétonnier va jusqu’à prendre son tractopelle pour arracher le compteur électrique des riverains, abattant sur son passage plusieurs arbres anciennement classés.

👨‍⚖️ Et comme si ça ne suffisait pas, en guise de représailles, Béton Lyonnais harcèle juridiquement les riverains pour des motifs absurdes, parmi elles :

🔇 Nuisance sonores générées par le bruit de la climatisation des particuliers (non fonctionnelle). N’oublions pas que c’est une société fabriquant du béton qui porte plainte, générant elle-même un bruit incomparable avec celui d’une climatisation (passage de poids-lourds continuel et utilisation de bulldozer)

📃 Diffamation : les riverains ont réalisé une pétition à l’encontre de l’implantation de Béton Lyonnais dans la zone protégée de la Rubina, et demandant sa délocalisation en zone industrielle. La pétition reprend uniquement les constatations de la DREAL. La personne à l’origine de la pétition passera malgré tout en procès le 28 septembre 2020.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VI

📅 2012-2020 📅

🕵️ À la suite d’un contrôle de la DREAL en 2012, quelques progrès sont à noter du côté du bétonnier (semble jouer les bons élèves : retrait de déchets, déplacement des cubitainers dans un container…) mais rapidement de nouvelles infractions sont constatées.

🛢 L’entreprise continue de déverser des eaux industrielles à même le sol, les fosses d’entretien et les cuves de vidange restent non conformes, de nouveaux dépôts d’ordures (équipements ménagers contenant potentiellement des fluides frigorigènes) apparaissent… Et les forages réalisés illégalement dans la zone de protection rapprochée ? Il ne seront jamais comblés (l’eau gratuite, c’est pratique !).

Malgré les nombreux contrôles de la DREAL et malgré de multiples mises en demeures, Béton lyonnais ne se conforme pas, ou que partiellement, aux injonctions des autorités.

😡 C’en est trop pour les riverains qui portent plainte. La réaction de Béton Lyonnais ne se fait pas attendre…

 

VII

📆 5 Septembre 2020 📆

 

👀 Nos militant.e.s sont allés à la rencontre des riverain.e.s de la zone de captage d’eau de la Rubina.

😱 Ils.Elles ont été renversé.e.s par la réalité, plus effroyable encore que l’aperçu offert par les photos observées jusqu’ici. Rien n’a changé depuis 1993, si pardon, c’est pire !

🛑Un mur honteux fait de plaques de béton a été érigé entre les particuliers et l’entreprise, en guise de frontière. Il semblerait que ce mur cache quelque-chose… A travers les failles du mur et les zones de vis-à-vis entre la propriété des particuliers et l’entreprise, nous découvrons des stockages de déchets du BTP:

🛢️☣️ des silos usagés qui rouillent sur le sol, des liquides non identifiés en contenants d’1m3 sans rétention, une large tâche sur le sol qui ressemble à un déversement d’huile. Des tiges de ferraille sortent de terre dans ce qui aurait dû être le jardin 🌱 des riverains ; leur potager est condamné car les poussières de béton se sont incrustées dans les végétaux.

😡 Et ce n’est que la face émergée de l’iceberg. Qu’en est-il de notre eau 💦 et des cultures de la zone agricole🌾 ? De la faune et de la flore ? Et de l’air qu’on respire aux marais ? Ce dossier devrait être l’affaire de tou.te.s, et non le combat de quelques particuliers qui risquent de ne pas tenir la distance face aux frais de justice ⚖️ et au pouvoir de l’entreprise qui se sent intouchable depuis 1993.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Victoire pour les riverain·es de Béton Lyonnais !

Résumé de l’Affaire Béton Lyonnais

Résumé de l'affaire Béton Lyonnais

I

Béton Lyonnais, entreprise de fabrication de béton et autres matériaux de chantier s’est installée en 1993 à Décines-Charpieu, dans le quartier des Marais. Premier problème : l’entreprise n’aurait jamais dû s’installer sur les lieux. En effet, depuis 1976, les parcelles sur lesquelles elle s’installe sont protégées par une Déclaration d’Utilité Publique (DUP) qui protège une zone de captage d’eau potable extrêmement importante pour la Métropole de Lyon. Bien que le captage de La Rubina ne soit pas le plus utilisé de la Métropole, il constitue l’un des principaux captages de secours que pourrait utiliser la Métropole de Lyon, en cas de problème avec le captage principal de Crépieux-Charmy qu’elle qualifie elle-même de “vulnérable”. En effet, le captage de la Rubina a une capacité potentielle de captage de 6 000 m3 d’eau par jour. L’entreprise est de plus installée sur une zone agricole définie par le Plan Local d’Urbanisme et de l’Habitat (PLUH), sur laquelle toute activité industrielle est interdite.

Mais l’entreprise, bien qu’installée illégalement, possède un récépissé de déclaration d’activité de la Préfecture du Rhône, l’autorisant à en exercer certaines sur les lieux. Mais presque dès l’installation de l’entreprise, les activités qu’elle exerce ne correspondent absolument pas à celles déclarées en 1993, et sont classées au registre des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). L’entreprise Béton Lyonnais exerce donc illégalement des activités réglementées dangereuses pour l’environnement et pour la santé publique sur une zone où elle n’a pas le droit d’être installée selon des législations nationales et locales.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette entreprise est un scandale environnemental et humain qui dure depuis 27 ans !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est un enjeu majeur de santé publique pour l’ensemble des habitant·es du Grand Lyon qui se joue : la salubrité de l’eau.

 

II

Et là ne s’arrêtent pas les méfaits de l’entreprise. Elle possède au moins 2 forages non déclarés et illégaux qui pompent l’eau potable de la Métropole de Lyon pour ne pas payer l’eau nécessaire à l’exercice de ses activités, déverse ses eaux usées à même le sol, stocke sans aucune mesure de protection des barils d’hydrocarbures alors que cette activité est réglementée par la DUP, entrepose une grande quantité de déchets, activité là aussi interdite,…

L’entreprise Béton Lyonnais a déjà été mise en demeure à maintes reprises par la Préfecture du Rhône, qui lui demande de se mettre en conformité avec ses injonctions. Après avoir été condamnée à payer des astreintes et des amendes administratives, l’entreprise ne change toujours rien à son comportement.

Youth for Climate Lyon, Extinction Rébellion Lyon, et les riverain·es et citoyen·nes engagées exigent la délocalisation de l’entreprise en Zone Industrielle. Une entreprise de fabrication de Béton qui en plus n’a aucune considération pour l’environnement n’a rien à faire dans une zone agricole, et dans une zone de protection d’un captage d’eau potable aujourd’hui inexploitable pour cause de pollution des eaux.

Les riverain·es ont besoin de vous !

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Vous pouvez aussi nous soutenir en signant la pétition contre l’entreprise !

 

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