Lettre ouverte au président

Lettre ouverte au président

Ensemble des groupes locaux
Mouvement national de la jeunesse
engagée pour le climat en France
contact@youthforclimate.fr
https://youthforclimate.fr/

La jeunesse écrit au président de la République son cri, sa révolte, ses revendications. Cette lettre fut envoyé en dizaines d’exemplaire à l’Élysée et à Matignon pour atteindre les plus hautes instances française. Maintenant, nous, jeunes, futur de notre monde, attendons une réponse, pas seulement par des mots mais par des actes.

Monsieur le Président de la République,

En cette période particulièrement éprouvante, nous, membres du mouvement Youth For Climate France, avons été amené·es à réfléchir au monde que nous souhaitions pour demain. En tant que futur·es citoyen·nes, nous sommes préoccupé·es par l’avenir de notre société. La France n’est pas sur la trajectoire des Accords de Paris, une trajectoire qui pourtant ne nous donne que 66% de chances de rester en dessous de 1.5°C [1]. Vous pouvez alors comprendre nos inquiétudes, nos angoisses en observant les décisions prises suite à la crise de la covid 19. Vous devez avoir conscience Monsieur le président, que celles-ci sont irréversibles. Elles pourront garantir la sauvegarde de l’humanité, ou au contraire la condamner. Les français.es veulent de plus en plus que la protection de l’environnement soit au coeur des décisions politiques [2], comme l’ont montré les résultats des dernières élections municipales. Nous sommes prêt·es. Prêt·es à bouleverser nos modes de vie pour un avenir durable. La question est, quand le serez-vous ?

Tant que nous rejetons des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, nous renforçons les risques de pandémies, de catastrophes naturelles, de pénuries, de famines, de disparitions d’archipels entiers. Selon l’ONU, 250 millions de personnes seront contraintes de quitter leur lieu de vie en raison du dérèglement climatique en 2050 [3], sans parler des 32 000 espèces menacées d’extinction selon l’Union internationale pour la conservation de la nature [4]. L’ensemble de la communauté scientifique nous met en garde quant à la crise écologique que nous vivons. Le GIEC nous informe depuis 1988 sur la crise climatique à laquelle nous sommes déjà confronté·es notamment avec leurs cinq rapports publiés. Le Haut conseil pour le climat nous donne des recommandations pour mener une politique en adéquation avec les objectifs climatiques des Accords de Paris dont la France a voulu être l’exemple. Or, dans son rapport annuel rendu public le mercredi 8 juillet 2020, le Haut conseil pour le climat considère la réduction des émissions de gaz à effet de serre « bien trop lente et insuffisante » dans notre pays. Malgré ces connaissances, ces alertes, les décisions prises sont insuffisantes face à l’ampleur de la crise écologique.

Votre gouvernement croit en « la croissance écologique » [5]. Pourtant l’IPBES soulignait dans son rapport qu’il est « incontournable de s’écarter de l’actuel paradigme basé sur la croissance économique » pour faire face à l’effondrement de la biodiversité [6]. La croissance économique définie par l’augmentation du PIB n’est pas indispensable au bien-être de la population [7], [8]. Il est temps de bâtir une économie qui intègre les limites planétaires et qui contribue à la lutte contre le changement climatique. Les bouleversements vécus pendant la crise sanitaire nous ont montrés l’importance de réorganiser la société en relocalisant une partie de l’activité économique et en se tournant vers une production et une consommation plus sobres en énergies et en ressources.

Durant votre campagne et vos années de présidence, vous avez tenu des discours, fait
des promesses, pris des engagements. Cependant, certaines paroles ne sont pas toujours suivies d’actes. Le plan de transformation agricole de 5 milliards d’euros réservé entre autres à « des projets de modernisation des exploitations ayant un impact positif sur l’environnement et le bien-être animal », ne permettra pas de rendre obligatoire la vidéosurveillance dans les abattoirs, ni de préciser la présence d’organismes génétiquement modifiés dans l’alimentation et le traitement par des pesticides. La castration à vif des porcelets, le broyage des poussins mâles, et les « fermes-usines » ne seront pas interdit·es. Dans le secteur énergétique, vous aviez déclaré le 27 novembre 2018 lors du discours d’installation du Haut conseil pour le climat : « Nous devons sortir de ce qu’on appelle les énergies fossiles ». Pourquoi alors en 2019, la France a-t-elle subventionné les énergies fossiles à hauteur d’au moins 11 milliards d’euros [9] ? De même, pourquoi assurer qu’« il faut stopper le processus de déforestation industrialisée maintenant » alors que des accords commerciaux entraînent toujours l’importation de 700 000 tonnes de soja brésilien chaque année ? Monsieur le Président, il est temps que vous preniez vos responsabilités et respectiez vos engagements.

Nous, Youth For Climate France, souhaitons que des leçons soient tirées du passé. Le moment est venu d’instaurer une justice sociale et climatique, pour le bien des êtres humains et de la biodiversité. Ainsi, nous souhaitons que la politique soit scrupuleusement alignée sur les recommandations du Haut conseil pour le climat, ainsi que sur les rapports de l’IPBES et du GIEC afin de garantir l’adéquation entre les décisions prises et l’urgence environnementale. Ensuite, nous vous demandons de tenir parole, en mettant en place les mesures votées démocratiquement par la Convention citoyenne pour le climat,
représentative et informée, que nous soutenons vivement. Cette initiative exceptionnelle doit aboutir, et pourrait même être reproduite de manière à intégrer plus de citoyen·nes dans la gestion de la transition qui serait ainsi consentie et non subie. Elle permettrait à la France de réaliser rapidement sa transition écologique. De nombreux autres projets aboutis visant à la création d’une société durable existent déjà, tels que le plan du Shift Project, qui propose une transformation de l’économie sans se baser sur l’hypothèse de la croissance économique du PIB. Vous avez la responsabilité d’agir en conséquence, Monsieur le Président, afin que nous réussissions en coopération avec tous·tes les membres de la société, à suivre une trajectoire compatible avec les Accords de Paris et notre survie.

Ainsi, il est primordial de prendre en considération les limites des ressources planétaires dans l’élaboration des projets futurs. L’investissement dans l’exploitation des ressources fossiles doit être entièrement réinvesti dans la sobriété énergétique et les énergies décarbonées et renouvelables. L’agriculture moins dépendante de l’agrobusiness et locale doit impérativement être revalorisée afin de viser l’auto-suffisance. De la même façon, l’industrie et l’artisanat français·es doivent être avantagé·es par rapport aux produits importés afin que les échanges marchands internationaux et polluants diminuent drastiquement. Les investissements dédiés à l’aéronautique devront s’orienter vers le développement des réseaux ferroviaires et de modes de déplacements propres. Enfin, il faudrait que des moyens financiers importants soient attribués aux secteurs de première nécessité, comme le secteur primaire, la santé ou l’éducation. Cela n’implique évidemment pas seulement l’État français, nos relations avec l’international seront nécessairement affectées. Ce ne sera pas facile, ce n’est en réalité jamais aisé de rompre avec le modèle dominant. Les habitudes de chaque citoyen·ne en seront impactées, c’est tout un pan de notre culture et de notre imaginaire que nous appelons à modifier. Mais cela est indispensable à l’avenir de l’humanité, nous devrons tôt ou tard nous engager dans le « monde d’après ». Plus tôt nous effectuerons ces changements, moins ils seront brutaux.

Les mesures à mettre en place d’urgence sont multiples, elles peuvent paraître radicales, mais l’urgence de la situation ne nous laisse pas le choix. Voici quelques exemples concrets. La publicité, qui crée des besoins absurdes et incite à la surconsommation, doit être réduite drastiquement. Elle est totalement incompatible avec la lutte contre la crise climatique en cours. L’éducation des futur·es citoyen·nes étant primordiale, nous demandons l’ajout d’un cours hebdomadaire consacré à l’écologie, afin que chaque élève puisse développer sa conscience écologique tout au long du cursus scolaire. Il faut par ailleurs en finir avec l’idée d’une croissance infinie, qui n’est ni réaliste ni soutenable, et par conséquent cesser, entre autres, de se fier au PIB pour évaluer le succès du pays, en se dirigeant vers un indicateur prenant en compte la qualité de vie des individu·es. Bien qu’ils semblent délicats, ces changements sont à effectuer au plus vite. Certains ont déjà été opérés par quelques pays. Le Bouthan, par exemple, mesure la réussite du pays non pas à l’aide du PIB, mais selon le Bonheur National Brut, qui quantifie le bien-être de ses habitant·es. La Finlande conditionne sa relance économique à son objectif de neutralité carbone, fixé pour 2035, et Amsterdam s’appuie sur l’économie circulaire pour sortir de la crise de la covid 19.

Monsieur le Président, la France a changé. Les jeunes demandent massivement depuis plus d’un an des changements en profondeur de notre modèle économique et sociétal pour nous assurer des garanties d’avenir. Sachez alors que si le monde d’après ressemble au monde d’avant, irrespectueux des droits humains et de l’environnement, nous, jeunes, nous mobiliserons en conséquence, animé·es par notre volonté de vivre.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la
République, l’expression de notre respectueuse considération,

Les membres de Youth For Climate France

Références

[1] GIEC, Global Warming of 1.5°C, chapitre 2, table 2.2, p. 108, https://www.ipcc.ch/sr15/chapter/ chapter-2/, 2018.

[2] Étude menée par Harris Interactive pour le Haut conseil pour le climat entre le 19 et 21 mai 2020 sur un échantillon de 1028 personnes, https://www.hautconseilclimat.fr/wp-content/uploads/2020/ 07/les-francais-et-la-transition-climatique-presentation-harris-interactive.pdf

[3] D’après le Haut commissaire adjoint de l’ONU pour les réfugiés, L. Craig Johnstone, lors de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui se déroulait à Poznan en Pologne, en décembre 2008, https://news.un.org/fr/story/2008/12/145732-climat-250-millions-de-nouveaux- deplaces-dici-2050-selon-le-hcr. D’après l’Organisation internationale pour les migrations dans un rapport intitulé Migration and Climate Change, n. 31, de 2008, c’est 200 millions de personnes qui seraient contraintes de se déplacer à cause du changement climatique. Le GIEC, dans son rapport intitulé Special Report on the Ocean and Cryosphere in a Changing Climate publié en 2019 souligne qu’en 2010 près de 11% de la population mondiale vivait dans des zones côtières dont l’élévation était inférieure à 10 m au-dessus du niveau de la mer, un nombre croissant de personnes risque d’être affecté par l’élévation du niveau des océans dans les décennies à venir, https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/sites/3/2019/11/08_SROCC_Ch04_FINAL.pdf 3

[4] UICN Commité Français, la liste rouge mondiale des espèces menacées : https://uicn.fr/liste- rouge-mondiale/

[5] Tribune du Premier ministre Jean Castex dans Ouest France : « Tous écologistes ! », juillet 2020, https://www.ouest-france.fr/environnement/ecologie/point-de-vue-jean-castex-l-ecologie-a- laquelle-je-crois-6918977

[6] Global Assessment Report on Biodiversity and Ecosystem Services, 2019, IPBES, Résumé pour décideur·euses, paragraphe D10, citation exacte : « L’évolution des systèmes financiers et économiques mondiaux en vue de la création d’une économie mondiale durable s’écartant de l’actuel paradigme, limité, de la croissance économique est un élément incontournable du développement durable. » https: //ipbes.net/sites/default/files/ipbes_7_10_add.1_fr.pdf.

[7] Doh C. Shin. Does rapid economic growth improve the human lot ? Some empirical evidence. Social Indicators Research, volume 8, pages 199–221, 1980.

[8] Nations and Households in Economic Growth, Essays in Honor of Moses Abramovitz. Editeur·trices : Paul A. David Melvin W. Reder. Does Economic Growth Improve the Human Lot ? Some Empirical Evidence, Richard A. Easterlin, Université de Pennsylvanie, janvier 1974.

[9] Annexe au projet de loi de finances pour 2019, évaluation des voies et moyens, tome II, dépenses fiscales. Les calculs ont été effectués par le Réseau Action Climat, cf. https://reseauactionclimat.org/ subventions-energies-fossiles-ou-sont-passes-11-milliards-euros/.

Si toi aussi tu veux participer à cette initiative il te suffit :

  • d’imprimer la lettre (format pdf ci-dessous)
  • de la mettre dans une enveloppe (pas besoin de timbre)
  • de l’envoyer à cette adresse :

Monsieur le président de la République, Palais de l’Élysée, 55 rue du Faubourg-Saint-Honoré 75008 Paris, France

Les peuples autochtones : un exemple de relation avec la nature ?

Les peuples autochtones : un exemple de relation avec la nature ?

Les peuples autochtones sont, d’après une fiche du Haut Commissaire aux droits de l’Homme : « des descendants de ceux qui habitaient dans un pays ou une région géographique à l’époque où des groupes de populations, de cultures ou d’origines ethniques différentes y sont arrivés et sont devenus par la suite prédominants, par la conquête, l’occupation, la colonisation ou d’autres moyens». On parle souvent de peuples natifs ou premiers peuples.

Généralement, ce sont des personnes en lien direct avec la nature, par leur mode de vie différent du nôtre, plus ou moins en rupture avec notre société, mais également par leur savoir-faire et leur savoir-vivre. Souvent méprisé-es et marginalisé-es par la société, considérés comme «inférieur-es», iels se battent pour défendre leurs droits, défendre leur identité et leurs terres. Leur culture ancestrale est un pilier dans leur fonctionnement et iels sont les premier-es à défendre la nature, de par leur proximité avec elle. Le Global Witness estime que 40% des défenseurs de l’environnement qui ont perdu la vie durant l’année 2016 étaient des individus autochtones.

Beaucoup de ces peuples se battent chaque jour contre les Etats afin de défendre leurs droits ainsi que ceux de l’environnement.

Si certains acceptent d’être en contact avec nos sociétés, d’autres restent dans leurs terres, refusant tout lien, ou très peu par l’envoi de représentants. Ces peuples sont en danger et chaque jour leur territoire retrécit. Au Brésil, les peuples vivant dans la forêt amazonienne sont plus que jamais menacés par la déforestation et les feux de forêts orchestrés par l’Etat pour créer toujours plus de terres agricoles à des fins alimentaires pour le bétail. Mais le réchauffement climatique est également un danger pour leur survie, iels dépendent de la nature qui les abrite et qui les nourrit.

Ces individus méprisés par nos sociétés sont pourtant des esprits sages possédant une grande connaissance de la nature et de l’environnement. Iels possèdent une capacité à analyser un environnement qu’on appelle «TEK» pour traditional ecological knowledges.

Si nous sommes capables d’analyser un environnement grâce aux sciences et à des expériences/analyses, iels peuvent arriver à un résultat par une simple analyse visuelle et de sens. En 2018, l’association Tchendukua a invité des chamanes Kogis (peuple racine de Colombie) à rencontrer plusieurs scientifiques français dans le but de faire un diagnostic sur la Drôme au niveau écologie. Les scientifiques avec cartes, les chamanes sans. En une semaine ils ont analysé l’eau, la végétation le climat et d’autres thèmes en confrontant leurs méthodes. Deux méthodes mais une seule et même conclusion. Les chamanes sont parvenus par le simple toucher et l’analyse d’une roche à estimer que cette dernière datait de la création de la terre, ce que les scientifiques estiment à -350 millions d’années. Iels ont pu reconnaitre les espèces végétales ayant été importées ou encore, comprendre que l’eau était en danger et avait subi des modifications artificielles. (article sur cette rencontre dans le magasine Kaizen)

Si on arrive vraiment à faire ces échanges entre vous et nous, peut-être  que l’on pourra travailler et retrouver les lois de paix et d’harmonie  avec la nature. Nous pourrons alors nous entendre pour arriver à un  accord sur la façon de protéger la nature

Chamane Bernardo

explication aux scientifiques

Ces savoirs ancestraux sont plus que jamais utiles et il serait indispensable que ces peuples puissent être accueillis et respectés par nos sociétés. Beaucoup de membres de leur nouvelle génération entament des études afin de travailler avec les scientifiques, bien qu’iels aient déjà des TEK.

Cette collaboration pourrait nous permettre de changer notre rapport à la nature et parvenir à mieux la comprendre et la respecter. Ces TEK ont déjà fait l’objet d’appropriations par certains individu-es, en effet des personnes ayant eu connaissances de ces TEK se les sont appropriées dans leur métier sans mentionner les sources de ce savoir qui sont les peuples autochtones, il est donc également important de protéger ces savoirs ancestraux qu’iels partagent avec sagesse et non dans un but de profit ou de mérite.

La Convention Citoyenne pour le Climat

La Convention Citoyenne pour le Climat

Aujourd’hui, nous abordons un sujet d’actualité : la Convention Citoyenne pour le Climat (ou CCC).

Il s’agit d’une assemblée de 150 citoyen·nes français·es de plus de 16 ans qui ont été tiré·es au sort dans la population française pour être représentatif·ves de sa diversité.

Cette initiative du Président de la République a été lancée le 25 avril 2019.

L’objectif était de produire une série de mesures, qui auraient pour objectif de réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici 2030, par rapport à celles de 1990. Celles-ci, sous forme de propositions législatives, seront présentées au Parlement et votées par référendum ou même directement appliquées. Elles ne seront pas rendues publiques avant la finalisation et les votes définitifs. La session 7 se tiendra les 19, 20 et 21 juin.

Ce travail a été réalisé en répartissant les 150 personnes dans 5 groupes de travail, dont chacun était orienté vers un enjeu différent tel que : se loger, se nourrir, se déplacer, consommer, et travailler et produire. De nombreux·ses intervenant·es expert·es dans les domaines traités sont intervenu.es pour permettre aux rédacteurices d’avoir toutes les données en main pour effectuer leur travail

 

Il est important d’agir pour construire demain

C’est pour cela que les citoyen·nes de la CCC ont travaillé sur l’urgence climatique et les moyens d’y répondre. Préparer le monde pour les générations futures, un futur vivable, sur une planète habitable : tel est le défi. Cela implique notamment un changement drastique des modèles économiques et sociaux actuellement en place.

D’autant plus aujourd’hui, quand d’importantes décisions de sortie de crise sont à prendre, les  membres de la CCC veulent rappeler au Gouvernement que cela ne doit pas se faire au détriment du climat, de l’humain et de la biodiversité. C’est aujourd’hui que l’on prépare l’avenir que l’on veut, plus juste socialement et écologiquement parlant.

Pour ce qui est de Youth for Climate, la décision a été prise collectivement de soutenir cette initiative.

L’indépendance et la représentativité de la Convention, ainsi que l’attention particulière portée aux questions sociales et l’impact potentiel des mesures prises sur ces questions ont été des critères déterminants dans notre choix. De plus, nous considérons que les membres de la Convention ont été suffisament informé·es et encadré·es par des expert·es scientifiques sur les questions relatives au changement climatique et aux enjeux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de manière à pouvoir prendre les décisions nécessaires.

Youth for Climate s’engage donc à soutenir, en y accordant sa pleine confiance, la Convention Citoyenne pour le climat, afin que les propositions soient soumises telles qu’écrites, et mises en place dans les plus brefs délais, au vu de l’urgence de plus en plus insistante.

Cela implique aussi une mobilisation de la centaine de milliers de jeunes mobilisé·es pour le climat et la justice sociale dans le cas où le gouvernement n’appliquerait pas les propositions tel qu’il s’y est engagé.

Il est temps : Donnez votre avis sur la société d’aujourd’hui. Choisissez celle de demain

Il est temps : Donnez votre avis sur la société d’aujourd’hui. Choisissez celle de demain

Il est temps

Donnez votre avis sur la société d’aujourd’hui, choisissez celle de demain.

Le monde d’après, le monde d’avant… Et le vôtre, il ressemble à quoi ?

En participant à ce questionnaire, vous saisissez la chance de faire bouger les lignes pour dessiner un monde dans lequel vos préoccupations les plus profondes sont prises en compte

Vos réponses – qui resteront parfaitement confidentielles – seront analysées dans le cadre d’une grande enquête par un collectif de sociologues. Ensemble, dessinons le futur ! Rendez-vous à la fin de l’année 2020 sur ARTE et nos partenaires pour découvrir les résultats de l’enquête.

Il est temps est une opération spéciale qui commence ici et maintenant par un large questionnaire et qui se clôturera courant novembre 2020 par trois soirées spéciales sur ARTE.

Le but : vous donner la parole en vous questionnant sur l’état du monde, à l’heure où tout le monde a compris l’urgence écologique, à l’heure où “il est temps” de faire les choix drastiques qui s’imposent.

Une génération – les 16-34 ans – porte depuis plusieurs années cette urgence d’agir. “Il est temps” de les écouter, de se comparer à elles et à eux, de débattre voire de se confronter. Ce questionnaire de 130 questions est donc ouvert à tou.t.es. 

Il est temps de…

Un questionnaire enrichi de vidéos de créateurs 

 Le questionnaire sera enrichi par les vidéos de créateurs YouTube, web ou influenceurs, français et allemands, et de Brut, un des partenaires du projet, qui proposeront des contenus sur le site Web arte.tv/il-est-temps et sur YouTube. 

Parmi eux en France : 

  • le vidéaste sur YouTube et mentaliste Fabien Olicard, au 1,6 million d’abonnés, répondra à cette question : “Pourquoi le cerveau n’aime pas le changement ?”. 
  • Florence Porcel, experte en vulgarisation scientifique dont la chaîne YouTube compte plus de 92 000 abonnés, proposera une vidéo sur l’effet de serre
  • Parlons Y-stoire : “une petite histoire de l’écologie”
  • Castor Mother s’interrogera sur la place de l’humain au sein des animaux
  • 911 avocat : “si la Nature doit avoir des droits”

En parallèle, 6 vidéastes YouTube allemands viendront enrichir le questionnaire avec des nouveaux contenus. 

Une coproduction : ARTE (ARTE France, ARTE Deutschland, ARTE GEIE), NHK World, Upian, Yami 2, On est prêt, Basis Berlin

Avec le soutien de l’Agence de la transition écologique (ADEME) et du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) 

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