Face à l’Urgence Sociale et Climatique, Associations et Syndicats du Rhône s’unissent pour un Autre Monde d’Après !

Face à l’Urgence Sociale et Climatique, Associations et Syndicats du Rhône s’unissent pour un Autre Monde d’Après !

Au mois de novembre 2020 a eu lieu la première réunion du collectif« Plus Jamais ça ! Rhône », qui vise à accentuer le rapprochement entre luttes sociales, écologiques et climatiques.

En effet, face à une crise sociale décuplée par la crise sanitaire et une catastrophe climatique dont les effets sont de plus en plus visibles, nous avons décidé, dans le cadre de la dynamique initiée nationalement avec les 34 mesures de sortie de crise proposées par l’appel Plus jamais ça !, de créer le collectif « Plus Jamais ça ! Rhône » et de lutter ensemble pour un Autre Monde d’Après, un monde respectueux de la planète et de ses habitant.e.s.

L’objectif de ce collectif est de décliner les 34 propositions du plan de sortie de crise, à travers des luttes locales et la mise en place d’alternatives au système actuel. Également, ce collectif doit permettre de renforcer les liens entre les différentes luttes, qu’elles soient sociales ou écologiques, car elles ont souvent la même origine : un système pillant les ressources de la Terre et exploitant les Hommes au profit d’une minorité.

Il est urgent de repenser l’ensemble des rapports sociaux, le travail, les finalités de la croissance, le partage des richesses créées, le rôle et le devenir des services publics, la place des femmes et des hommes dans la société comme dans l’entreprise, les conditions d’un véritable exercice de la démocratie.

La lutte pour la fin du mois et contre la fin de monde sont convergentes. Ensemble, luttons !

Les premiers membres de ce collectif sont :

  • Alternatiba ANV Rhône
  • ATTAC Rhône
  • La CGT Union Départementale 69
  • La Confédération Paysanne 69
  • la F.S.U 69
  • Greenpeace Lyon
  • Oxfam Lyon
  • l’Union Syndicale Solidaires du Rhône
  • Youth For Climate Lyon

Contacts Presse :

Expansion d’Amazon en France – Complicité au plus haut niveau de l’État, nos élu·es doivent réagir !

Expansion d’Amazon en France – Complicité au plus haut niveau de l’État, nos élu·es doivent réagir !

En ce jour de “Black Friday”, Alternatiba ANV Rhône, Youth for Climate Lyon et Extinction Rébellion Lyon se mobilisent pour dénoncer la complicité de l’État et du président E. Macron dans le développement délétère d’Amazon. Plusieurs permanences des député·es LREM du Rhône ont été ciblées pour interpeller leurs locataires. Resteront-iels coupablement silencieux face à la destruction des emplois et des commerces de proximité en France ? Alors qu’une nouvelle étude parue aujourd’hui prouve les effets dévastateurs du système Amazon en France, les député·es doivent prendre position. En effet des politiques ambitieuses peuvent encore sauver les commerces de proximité, qui ont déjà tant souffert de la crise du COVID 19. Stoppons Amazon avant qu’il ne soit trop tard !

Macron déroule un tapis rouge au rouleau compresseur Amazon

Fraude à la TVA, explosion de notre emprunte carbone importée, ubérisation du travail,… autant de raisons qui auraient déjà dues être suffisantes pour que le gouvernement s’empare de la question de l’impact du e-commerce en France. Pourtant la majorité et E. Macron en tête évitent le sujet sciemment depuis le début de son mandat. Et ce ne sont pourtant pas les occasions qui ont manqué,des propositions de moratoire sur les entrepôts commerciaux ayant été déposées à plusieurs reprises.Mais que ce soit dans le cadre de la loi économie circulaire en décembre 2019, ou au travers d’une proposition de loi dédiée déposée par Delphine Batho en juin 2020,l’idée a été rejetée en bloc par la majorité [1] malgré l’approbation de 78 % de la population [2]. La convention citoyenne pour le climat avait pour intention d’inclure les entrepôts du e-commerce dans leur proposition sur l’expansion des zones commerciales. Barbara Pompili, signataire d’une tribune en soutien au moratoire, le reprit d’ailleurs à son compte [4]. Ainsi dès son entrée au ministère, elle proposa un moratoire de 6 mois sur ces entrepôts.Rapidement muselée, sa proposition s’est transformée en mission ayant pour but de« garantir un développement durable du commerce en ligne et des entrepôts logistiques »[5].Première couleuvre de taille à avaler pour la ministre, dictée par le plus haut niveau de l’État.

Nouvelle étude accablante !

De concert, le gouvernement et la direction d’Amazon s’acharnent dans les médias à minimiser l’impact du e-commerce en France. Mais une étude publiée ce jour par 2 économistes devrait pouvoir rétablir la réalité de la situation. En effet elle révèle qu’en prenant en compte l’ensemble des secteurs nécessaires à son fonctionnement,le e-commerce a détruit en France 81 000 emplois net entre 2007 et 2018 dans le commerce non-alimentaire et menace d’en détruire 68 000 supplémentaires d’ici 2028 si aucune mesure n’est prise [6].Les commerces de proximité sont les plus lourdement impactés par ces destructions d’emplois. “L’étude révèle que lorsqu’1 emploi est créé dans les grandes enseignes de e-commerce, 6 emplois sont détruits dans les petits commerces.En tant que leader de la vente en ligne en France, la responsabilité d’Amazon dans ces destructions d’emplois ne fait plus aucun doute, de même que la nécessité de stopper les nouveaux projets d’entrepôts de e-commerce pour empêcher le scénario de se réaliser.

Qu’en pensent les député.es du Rhône ?

L’ensemble des député·es du Rhône n’ont pas encore été amené·es à se positionner publiquement sur le sujet. Le député Jean Luc Fugit, rencontré par Alternatiba ANV Rhône en décembre 2019, avait lors de cet entretien signifié un « fort » intérêt pour le sujet. Toutefois, derrière ce discours, aucune forme d’engagement public ou aucune prise de position à l’Assemblée ne fut à mettre à son crédit. Situation parfaitement représentative des échanges qui ont pu avoir lieu partout en France avec les député·es de la majorité : de belles paroles pour tenter d’éclipser la collusion entre Amazon et l’État.

La loi CCC, dernière occasion de stopper Amazon

Ainsi les activistes d’Alternatiba ANV Rhône, de Youth for Climate Lyon et d’Extinction Rébellion Lyon interpellent les député·es LREM directement devant leurs permanences. Cinq locaux parlementaires ont été ciblés durant la nuit du 3 décembre et ce matin c’est au tour de la permanence du député Thomas Rudigoz. « Face à la destruction des commerces, serez-vous complices de l’expansion d’Amazon en France ? » pouvait-on lire sur le mur de carton, monté ce matin devant sa permanence du 5ème arrondissement. Par cette action les activistes souhaitent dénoncer la complicité d’un gouvernement et d’une majorité qui participent sciemment à la destruction des emplois locaux et de l’environnement.

Le projet de loi “Convention Citoyenne pour le climat” devrait être présenté dans les prochains jours et voté à partir de mars. Il s’agit de la dernière occasion de stopper l’expansion d’Amazon en France. 14 sites Amazon ont déjà ouvert depuis 1 an en France et une dizaine de nouveaux entrepôts sont sur le point de voir le jour dont celui de Lyon.

Suite à l’action de ce jour, nous exprimons à nouveau notre volonté de dialogue avec les député·es de nos circonscriptions ! Resterez-vous sans rien faire face à cette situation ? Serez-vous complices de la destruction des commerces et des emplois de notre région ?

 Contacts Presse :

Adrien MONTAGUT (Alternatiba ANV Rhône) : 06 74 10 27 67 – adrien.montagut@protonmail.com
Marin BISSON (Youth for Climate Lyon) : 06 51 12 62 66 – presse@youthforclimatelyon.fr 
Charles DE LACOMBE (Alternatiba ANV Rhône) : 07 80 06 93 87 – charles@de-lacom.be

XR et YFC neutralisent des Amazon Lockers à l’occasion du Black Friday

XR et YFC neutralisent des Amazon Lockers à l’occasion du Black Friday

Amazon locker neutralisé

Vendredi, nous sommes allé·es avec Extinction Rébellion Lyon mettre hors d’état de nuire plusieurs Amazon lockers, ces casiers entièrement automatisés qui suppriment même le peu de contact humain qui était encore possible avec les livreurs surchargés d’Amazon.

Stopper l’expansion d’Amazon

Alors qu’Amazon s’apprête à faire son plus gros chiffre d’affaire de l’année comme c’est le cas le jour du Black Friday depuis déjà des années, l’entreprise continue d’étendre son modèle exploitant la planète et le vivant. Dans le même temps, elle continue de s’étendre avec le soutien complice du gouvernement, et projette de construire 20 nouveau entrepôts en France, dont un à Lyon de + de 160 000 m² à côté de l’aéroport St Exupéry. Et même si Amazon ne le revendique pas, cet entrepôt ne sera pas construit à côté de l’aéroport pour écouter le doux bruit des réacteurs. Si les projets d’Amazon se réalisent, c’est + de 2 milliards de produits qui seront importés en plus par an, et livrés en moins de 2H chez le·a client·e.

Une entreprise qui exploite ses employé·es et détruit des emplois

En plus de cela, Amazon continue à exploiter ses salarié·es. Alors qu’un·e salariée rapporte un chiffre d’affaire moyen estimé de 270 000 €/an dans le commerce local, un·e salarié·e Amazon en rapporte 600 000. Et ce n’est pas parce qu’iels sont meilleur·es que les autres, c’est bien grâce à des méthodes d’aliénation et d’optimisation du travail, dans des conditions toujours plus déplorables. Et encore, cela vaut pour ceux et celles qui sont salari·es. Car Amazon est le champion de l’exploitation d'”auto-entrepreneur·euses”, des citoyen·nes qui n’ont d’autres choix que de prendre ce statut pour trouver un travail pourtant considéré comme celui d’un·e salarié·e, mais à qui l’entreprise interdit toute protection du travail (pas d’arrêt maladie possible, pas de congés payés, pas d’heures max de travail par semaine,…) au mépris des luttes sociales qui ont permis leur mise en place. Et pour couronner le tout, chaque création de ce type d’emplois précaires en détruit jusqu’à 5 dans le commerce local. Merci Amazon !

Une fraude fiscale massive

Pour finir, Amazon n’est même pas une aubaine financière pour l’État. Entre une fraude fiscale massive et une fraude à la TVA perpétrée par 98% des vendeurs de la marketplace, c’est un manque à gagner énorme par rapport aux commerces locaux qui eux, payent leurs impôts. Le laisser-faire de l’État est coupable, et n’est en plus rien d’autre que le fruit de l’idéologie capitaliste et libérale, complètement détachée de la réalité sociale et sociétale. Sans parler des enjeux écologiques de la question.

TOUT DOIT VA DISPARAÎTRE ! STOPPONS AMAZON AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD !

Rencontre avec la Mairie de Décines-Charpieu

Rencontre avec la Mairie de Décines-Charpieu

Compte-rendu de notre rencontre

🔎 Le 14 octobre dernier, nous interpelions les représentant.e.s de la Mairie de Décines au sujet de l’affaire Béton Lyonnais, les interrogeant sur leur inaction pour faire avancer le dossier et pour faire appliquer la réglementation au délinquant.

🗓️ Mardi 24 novembre, nous avons rencontré Madame la Maire Laurence FAUTRA ainsi que Manuela LEBLANC – Conseillère déléguée en charge de l’écologie urbaine, accompagnées de leurs collaborateurs.trices 👥👥.

Iels nous ont exprimé leur volonté d’agir en cohérence avec NOS OBJECTIFS 🎯, à savoir la délocalisation de l’industriel et la dépollution du site. Nous voulons croire en la sincérité de nos interlocuteurs.trices 😇 et nous nous sommes donné jusqu’à la fin de l’année pour les voir illustrer leurs paroles par des actes allant dans ce sens ! En attendant la lutte continue !

 

 

 

 

 

 

 

 

Les riverain·es ont besoin de vous !

Les multiples attaques en justice et le combat juridique contre Béton Lyonnais coûtent cher ! Si vous en avez les moyens, n’hésitez pas à faire un don pour la campagne, nous en avons grandement besoin.

 

Vous pouvez aussi nous soutenir en signant la pétition contre l’entreprise !

 

Faire un donSigner la pétition

Béton Lyonnais fait appel

Béton Lyonnais fait appel !

 

Mauvaise foi et impunité du délinquant

Notre réponse à Me Neyret

Dans un article du Progrès du 5 Novembre 2020, Me Neyret, avocat de l’entreprise Béton Lyonnais tente de la défendre avec des arguments qui, pour ne pas dire qu’ils sont ridicules, n’ont en tous cas aucun fondement.

Les citoyen·nes engagé·es sur l’affaire, Youth for Climate Lyon et Extinction Rébellion Lyon vous expliquent, argument par argument, pourquoi le cas de son dirigeant est indéfendable.

 

Béton Lyonnais dit…

« Béton Lyonnais fait le nécessaire pour respecter les normes d’exploitation d’une Installation Classée pour la Protection de l’Environnement (ICPE) afin qu’il n’y ait plus de difficultés avec la Préfecture. »

Me Neyret
Avocat de Béton Lyonnais

Nous répondons

👉Ah bon ? C’est pour ça que Béton Lyonnais a à son actif plus de 5 sanctions administratives pour non respect des mises en demeure de la Préfecture du Rhône ?

Et puis, c’est sûr qu’il est plus facile de se mettre aux normes lorsque l’on ne déclare pas ses activités (forages illégaux par exemple)

Au fait, avez-vous même déclaré votre activité principale ? Parce que depuis 2011, la confection de béton possède une nomenclature propre au sein des ICPE… Votre déclaration de 1993 ne serait-elle pas obsolète ?

En Octobre, la Préfecture avait décidé de ne pas suivre la demande de Mélissa Ghomman d’abroger le récépissé de déclaration de 1993.

👉Et pourtant, ce récépissé n’aurait jamais dû voir le jour. C’est pourquoi nous soutenons les riverain.e.s qui mènent l’affaire devant les tribunaux pour obtenir justice !

Quant à la Préfecture, elle ne désespère pas de voir Béton Lyonnais respecter ses mises en demeure… après 21 ans de désobéissance !

« Actuellement, à quelques détails près, elle respecte l’ICPE ».

Me Neyret
Avocat de Béton Lyonnais

👉C’est vrai que si l’on ne prend pas en compte les forages installés illégalement dans une zone de protection d’un captage d’eau potable, les fosses d’évacuation qui ne sont pas aux normes, le stockage de déchets et produits toxiques à même le sol, l’absence depuis 2014 d’études d’impact de son activité sur l’environnement et sur le bruit (qu’il était mis en demeure de réaliser), l’absence de déclaration des cuves de récupération des eaux industrielles, le dépassement de ses activités en dehors de son terrain,…

Béton Lyonnais est « à quelques détails près » aux normes !

« Le tribunal n’a pas compris ce que l’on requérait ».

Me Neyret
Avocat de Béton Lyonnais

👉C’est marrant, de note côté, on a eu l’impression qu’il a très bien compris… En effet, alors, que Béton Lyonnais attaquait Mme Ghomman pour diffamation suite à la publication d’une pétition contre l’entreprise, le tribunal a relevé « l’absence de preuves du caractère mensonger de la publication »…

[L’entreprise] ferait le nécessaire pour se conformer aux mesures […] prises en Août 2020…

👉Quid de celles datant de 1999, 2011 et 2019 ?
Quid du respect de la DUP de 1976 ?
Quid de la déclaration des activités classées ICPE depuis 2011 ?
Quid du respect du PLU-H de 2018 ?

L’entreprise Béton Lyonnais ne peut par nature pas être aux normes là où elle est installée

Délocalisons Béton Lyonnais !

Les riverain·es ont besoin de vous !

Les multiples attaques en justice et le combat juridique contre Béton Lyonnais coûtent cher ! Si vous en avez les moyens, n’hésitez pas à faire un don pour la campagne, nous en avons grandement besoin.

 

Vous pouvez aussi nous soutenir en signant la pétition contre l’entreprise !

 

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Béton Lyonnais : après une 2ème Victoire Judiciaire, les riverain·es et associations préparent la suite

Alors que l’entreprise Béton Lyonnais tente d’intimider les riverain·es qui essayent de lui faire respecter la loi, les tribunaux donnent raison aux citoyen·nes. L’entreprise, en plus de ne respecter aucune norme environnementale, est implantée dans la zone de protection d’un captage d’eau potable de la Métropole de Lyon et dans une zone agricole dans laquelle aucune activité industrielle n’est permise. Et pourtant, elle continue à exercer sur place depuis 27 ans. Les riverain·es ont déjà gagné deux procès contre l’entreprise, et, accompagné ·es des associations Youth for Climate Lyon, Extinction Rébellion Lyon et de citoyen·nes engagé·es, iels s’apprêtent à passer à la vitesse supérieure : exiger en justice la délocalisation complète de l’entreprise.

Historique de l’affaire

Béton Lyonnais, entreprise de fabrication de béton et autres matériaux de chantier s’est installée en 1993 à Décines-Charpieu, dans le quartier des Marais. Premier problème : l’entreprise n’aurait jamais dû s’installer sur les lieux. En effet, depuis 1976, les parcelles sur lesquelles elle s’installe sont protégées par une Déclaration d’Utilité Publique (DUP) qui protège une zone de captage d’eau potable extrêmement importante pour la Métropole de Lyon. Bien que le captage de La Rubina ne soit pas le plus utilisé de la Métropole, il constitue l’un des principaux captages de secours que pourrait utiliser la Métropole de Lyon, en cas de problème avec le captage principal de Crépieux-Charmy qu’elle qualifie elle-même de “vulnérable”. En effet, le captage de la Rubina a une capacité potentielle de captage de 6 000 m3 d’eau par jour. L’entreprise est de plus installée sur une zone agricole définie par le Plan Local d’Urbanisme et de l’Habitat (PLUH), sur laquelle toute activité industrielle est interdite.

Mais l’entreprise, bien qu’installée illégalement, possède un récépissé de déclaration d’activité de la Préfecture du Rhône, l’autorisant à en exercer certaines sur les lieux. Mais presque dès l’installation de l’entreprise, les activités qu’elle exerce ne correspondent absolument pas à celles déclarées en 1993, et sont classées au registre des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). L’entreprise Béton Lyonnais exerce donc illégalement des activités réglementées dangereuse pour l’environnement et pour la santé publique sur une zone où elle n’a pas le droit d’être installée selon des législations nationales et locales.

Et là ne s’arrêtent pas les méfaits de l’entreprise. Elle possède au moins 2 forages non déclarés et illégaux qui pompent l’eau potable de la Métropole de Lyon pour ne pas payer l’eau nécessaire à l’exercice de ses activités, déverse ses eaux usées à même le sol, stocke sans aucune mesure de protection des barils d’hydrocarbures alors que cette activité est réglementée par la DUP, entrepose une grande quantité de déchets, activité là aussi interdite,…

L’entreprise Béton Lyonnais a déjà été mise en demeure à maintes reprises par la Préfecture du Rhône, qui lui demande de se mettre en conformité avec ses injonctions. Après avoir été condamnée à payer des astreintes et des amendes administratives, l’entreprise ne change toujours rien à son comportement.

Youth for Climate Lyon, Extinction Rébellion Lyon, et les riverain·es et citoyen·nes engagées exigent la délocalisation de l’entreprise en Zone Industrielle. Une entreprise de fabrication de Béton qui en plus n’a aucune considération pour l’environnement n’a rien à faire dans une zone agricole, et dans une zone de protection d’un captage d’eau potable aujourd’hui inexploitable pour cause de pollution des eaux.

Deux victoires pour la société civile, deux défaites pour Béton Lyonnais

Soulagés d’avoir remporté ce procès Baillon qui servait à nous faire peur, nous comptons maintenant sur tous les citoyens mobilisés pour protéger l’eau potable.

Mélissa, riveraine du captage d'eau de La Rubina et de Béton Lyonnais

Alors que l’entreprise Béton Lyonnais est en tort sur tous les points, elle tente de se défendre en assignant en justice les riverain·es qui tentent de lui faire respecter la loi. Les riverain·es ont ainsi été attaqué·es pour des motifs sans queue ni tête tels que des troubles du voisinage pour une climatisation trop bruyante (on parle ici d’une entreprise qui fabrique du béton portant plainte pour le bruit d’une climatisation), ou encore une plainte pour mise en danger d’autrui, accusant les riverain·es d’avoir tenté de porter atteinte à la santé du gérant avec le coronavirus pendant le confinement.

Suite à l’inactivité des pouvoirs publics contre l’entreprise, les riverain·es ont mis en ligne une pétition reprenant les informations de la DREAL pour tenter de faire pression. Cela leur a valu une attaque en justice pour diffamation, dont ils viennent de gagner le procès ! Le juge a reconnu que les informations diffusées dans cette pétition n’étaient que la stricte vérité, et que l’entreprise Béton Lyonnais est bien coupable des infractions dont l’accuse Mme Ghommam, auteure de la pétition.

C’est une grande victoire pour les riverain·es et les associations car la décision du juge nous conforte dans l’idée que nous avons raison de dénoncer les méfaits de Béton Lyonnais. Cette entreprise est un désastre environnemental et humain qui dure depuis 27 ans. L’action de la société civile est indispensable pour faire bouger les acteur·ices public·ques

Marin Bisson, membre de Youth for Climate Lyon

Les associations et les riverain·es montent d’un cran

Après s’être vu·es refuser l’abrogation du récépissé autorisant la société Béton Lyonnais à s’installer sur les lieux par la Préfecture, les riverain·es, soutenu·es par les associations Youth for Climate Lyon et Extinction Rébellion Lyon, et grâce à l’aide de leur avocat Me Raffin, s’apprêtent à continuer la bataille juridique au Tibunal Administratif de Lyon. Pour la protection de l’eau des Lyonnais, voici l’objectif : obliger M. le Préfet du Rhône à abroger l’autorisation d’exploitation des lieux au vu du non-respect des prescriptions administratives imposées à l’entreprise.

Aujourd’hui, suite aux nombreuses chances accordées à Béton Lyonnais par la DREAL pour se remettre en conformité, nous ne pouvons plus croire en la bonne volonté de l’industriel, qui n’a de cesse de se comporter comme un délinquant environnemental. Je ne vois pas pourquoi il changerait aujourd’hui. Et c’est un bien commun, un enjeu majeur de santé publique pour l’ensemble des habitants du Grand Lyon qui est en jeu : la salubrité de l’eau. C’est pourquoi une seule solution est envisageable pour assurer la résilience de notre territoire : la délocalisation de Béton Lyonnais en zone industrielle.

Éline Varicelli, membre de Extinction Rébellion Lyon

Contacts Presse :

Marin Bisson, Youth for Climate Lyon : 06 51 12 62 66
Éline Varicelli, Extinction Rébellion Lyon : 06 20 96 70 32
Mélissa Ghommam, riveraine : 07 66 55 93 57

Mail : presse@youthforclimatelyon.fr