Le véritable discours d’E. Macron sur les Accords de Paris

Le véritable discours d’E. Macron sur les Accords de Paris

Ce samedi 12 Décembre, à l’occasion des 5 ans de la signature des Accords de Paris par plus de 195 pays dans le monde, des militant·es de Youth for Climate Lyon se sont installé·es devant l’Hôtel de Ville de Lyon pour parodier le discours d’E. Macron. « Je continuerai à me battre pour que les intérêts économiques priment sur les intérêts sociaux et écologiques, que la biodiversité disparaisse. » caricaturaient les militant·es, dans l’objectif de mettre en avant le véritable discours que devrait tenir le Président de la République.

« Ce discours que vous venez d’entendre, c’est ce que pense réellement chaque politique qui s’adresse à vous sur le sujet de l’environnement »

Thelma DUMONT, militante à Youth for Climate Lyon

À trois reprises, les activistes ont installé une fausse tribune présidentielle. Renversant le « Président » au milieu de son discours, la jeunesse venait apporter son message de vérité, face à l’inaction climatique.La jeunesse a perdu confiance en son État et en sa capacité à pallier à la crise climatique. Les catastrophes sociales et climatiques à venir ne seront qu’amplifiées par un réchauffement climatique qui, si l’on continue les politiques actuelles, sera d’une ampleur d’entre 2,9°C et 3,2°C [1]. Alors que les feuilles de route déposées par les États auprès de l’ONU ne permettent même pas d’atteindre les objectifs fixés par l’Accord, le Conseil Européen a encore baissée l’ambition d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre en Union Européenne à 55%, alors que le Parlement Européen préconisait un objectif de 60%.

Le message que le collectif portait aujourd’hui était adressé aux collectivités territoriales, qui se doivent dès maintenant de prendre leurs responsabilités pour garantir le respect des engagements pris par la France il y a 5 ans et nous permettre d’espérer un avenir viable.la Mairie de Lyon, mais les lieux sont susceptibles de changer en fonction des conditions météorologiques.

Rester sous les 1,5°C est vital pour l’avenir de l’humanité. L’échec de l’État n’est pas celui de la jeunesse.

#FightFor1Point5

Contacts Presse :

Thelma DUMONT – 06 38 10 27 68
Erwan NICOLAS : 07 82 30 42 72 
Mail : presse@youthforclimatelyon.fr

Notes

[1] Trajectoires de réchauffement en fonction des mesures, engagements, et promesses des pays signataires de l’Accord de Paris :
– Le Monde – « L’ONU plaide pour des plans de relance plus verts afin de limiter le réchauffement à 2°C » : https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/12/09/climat-une-relance-verte-permettrait-de-contenir-le-rechauffement-a-2-c_6062733_3244.html
– Climate Action Tracker – « Global Update : Paris Agreement turning point » : https://climateactiontracker.org/publications/global-update-paris-agreement-turning-point/

À l’occasion des cinq ans de l’Accord de Paris, Youth for Climate Lyon réécrit le discours d’E. Macron

À l’occasion des cinq ans de l’Accord de Paris, Youth for Climate Lyon réécrit le discours d’E. Macron

L’échec des Accords de Paris

Cinq ans après la signature, le 12 Décembre 2015, des Accords de Paris par plus de 195 pays autour du globe, la situation ne s’est guère améliorée. Alors que ne rien faire nous conduisait à un réchauffement climatique d’environ 3,4°C pour les perspectives les plus optimistes, les engagements actuels des pays signataires nous conduisent eux, à un réchauffement d’entre 2,7°C et 3,2°C… Un effort apparemment « remarquable » que même le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) qualifie d’insuffisant, en annonçant que « pour éviter un désastre climatique [avec un réchauffement de plus de 3°C], les niveaux d’ambition de l’Accord de Paris doivent être à peu près triplés pour atteindre une trajectoire à 2°C, et quintuplés pour une trajectoire de 1,5°C ».

Les Accords de Paris sont un échec. La jeunesse française n’a plus confiance en son État pour résoudre la crise climatique. Après de nombreuses tentatives de discussions, des actions de désobéissance civile, des grèves massives, des lettres, le gouvernement est resté entièrement sourd et continue dans sa trajectoire climaticide.

Un changement de cible pour un changement de cap

Alors face à un État irresponsable et coupable, Youth for Climate Lyon ne lui demandera pas une énième fois d’agir. Le collectif lui tournera le dos, et ira exiger une réaction auprès d’autres acteur·ices que peuvent être les collectivités territoriales, ou les institutions européennes. Un changement de cible pour un changement de cap ; nous devons prendre la bonne trajectoire, celle qui nous conduit à un réchauffement de 1,5°C en 2100. Et lorsque l’État n’agit pas, il est temps de s’organiser localement, et supranationalement pour engager les changement nécessaires à la construction de notre avenir. Le Glasgow Agreement, ou l’évènement Mock Cop sont aussi des moyens pour la jeunesse de s’organiser sans l’aide de l’État, pour créer une nouvelle gouvernance mondiale du climat dirigée par l’intérêt général et non celui des lobbies.

Youth for Climate Lyon se mobilisera

Le 12 Décembre au matin, Youth for Climate Lyon prendra la parole à deux reprises sur le sujet, et proclamera un discours réécrit du président E. Macron. Car le discours de la vérité et de l’honnêteté qu’il devrait porter est bien différent de celui qu’il tient. L’objectif : montrer aux collectivités territoriales et aux citoyen·nes à quel point le gouvernement est incapable de tenir ses engagements, et à quel point le rôle des mairies, métropoles, départements ou encore régions est essentiel. Les deux interventions auront lieu en milieu de matinée aux alentours de la rue de la République et de la Mairie de Lyon, mais les lieux sont susceptibles de changer en fonction des conditions météorologiques.

L’échec de l’État ne signifie pas celui de la jeunesse. Elle ne se laissera pas voler son avenir.

#FightFor1Point5

Contacts Presse :

Erwan NICOLAS : 07 82 30 42 72
Thelma DUMONT : 06 38 10 27 68
Marin BISSON (contact sur place) :  06 51 12 62 66

Mail : presse@youthforclimatelyon.fr

Notes

[1] Trajectoires de réchauffement en fonction des mesures, engagements, et promesses des pays signataires de l’Accord de Paris :
– Le Monde – « L’ONU plaide pour des plans de relance plus verts afin de limiter le réchauffement à 2°C » : https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/12/09/climat-une-relance-verte-permettrait-de-contenir-le-rechauffement-a-2-c_6062733_3244.html
– Climate Action Tracker – « Global Update : Paris Agreement turning point » : https://climateactiontracker.org/publications/global-update-paris-agreement-turning-point/

[2] PNUE/ONU – Emissions Gap Report 2020 (anglais) : https://www.unenvironment.org/fr/emissions-gap-report-2020

Cinq ans après la signature de l’Accord de Paris, la jeunesse française ne compte plus sur l’État central

Sur les journées des 11, 12 et 13 Décembre, alors même que se tiennent le sommet de l’ONU sur le climat et le Conseil Européen débattant des objectifs de réduction de GES de l’UE, des groupes locaux de Youth for Climate France se mobiliseront pour rappeler l’échec que représentent les Accords de Paris. La jeunesse française ne fait plus confiance à son gouvernement pour résoudre la crise climatique. Alors elle commence à construire elle-même son avenir à travers d’autre institutions d’ampleur internationale, et se tourne vers d’autres acteur·ices comme les collectivités territoriales, qui peuvent elles aussi commencer à agir pour le respect de l’Accord de Paris, ou encore des organisations supranationales.

Une situation climatique désastreuse

Une trajectoire actuelle de réchauffement d’entre 3,4°C et 3,9°C d’ici la fin du siècle. Une trajectoire d’entre 2,9°C et 3,2°C si les 196 pays de l’Accord de Paris respectent leurs engagements, et un réchauffement d’au moins 2,1°C si tous les pays qui se sont dernièrement engagés sur la question de la neutralité carbone se tiennent à leurs engagements [1]. Voilà ce que voit la jeunesse du monde dans lequel elle devra vivre le restant de ses jours. Alors que le GIEC sortait en 2016 un rapport [2] dans lequel il rappelait les conséquences déjà catastrophiques qu’aurait un réchauffement de 1,5°C sur les écosystèmes et la viabilité de notre planète, il en profitait également pour rappeler l’importance de chaque dixième de degré de réchauffement évité. Alors que les pays du Sud sont déjà les premiers exposés au conséquences du réchauffement climatique actuel de 1,1°C, cela ne va pas aller en s’arrangeant.

L’accord de Paris est un échec. Les pays se sont engagés par des promesses qu’ils n’ont jamais souhaité tenir, et c’est d’ailleurs ce qu’il se passe actuellement. Alors que la France maintien son objectif de réduction de 40% de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, le Royaume-Uni a voté il y a quelques jours une réduction de 68% de ses émissions de gaz à effet de serre sur la même période. Et encore faudrait-il s’y tenir. En Avril 2020, le gouvernement a reporté les objectifs de réduction d’émissions de GES fixés dans la Stratégie Nationale Bas Carbone à plus tard au lieu d’agir pour rattraper notre retard. Le projet de loi sur les mesures préconisées par le convention citoyenne pour le climat sera bientôt finalisé, avec probablement un grand nombre de mesures modifiées [3] selon les dires mêmes de E. Macron qui considère qu’il est « normal » que le gouvernement modifie les mesures de la CCC qu’il s’était pourtant engagé à transmettre « sans filtres » au parlement [4].

Une jeunesse qui se détourne de l’État central, et reste déterminée

Alors, face à l’inaction, la culpabilité et l’irresponsabilité du gouvernement et de son président E. Macron, la jeunesse ne compte pas une fois de plus réclamer une action de sa part. Après avoir écrit à E. Macron à travers une lettre ouverte en Septembre 2020, après les nombreuses grèves pour le climat qui ont eu lieu depuis la première d’entre elles, le 15 Mars 2019, après le blocage du Palais de l’Élysée le 28 Juin 2019, en pleine canicule, ou encore après notre intervention avec Greta Thunberg et Valérie Masson-Delmotte (vice-présidente du GIEC) à l’Assemblée Nationale en Juillet de la même année, nous estimons avoir laissé le temps au gouvernement de réagir. Ce gouvernement n’agira pas.

Alors Youth for Climate France a décidé de se tourner vers d’autres institutions. Le mouvement commence tout d’abord à s’organiser avec d’autres mouvements à l’échelle internationale, notamment au sein du Glasgow Agreement, qui a pour but de concurrencer une nouvelle COP dans laquelle aucune décision structurante ne sera prise. Des associations d’un très grand nombre de pays y établiront un agenda climatique des projets ou lieux à annuler ou stopper, et se soutiendront pour parvenir à cet objectif, par divers moyens tels que la désobéissance civile. Youth for Climate France soutien très largement des initiatives comme Mock Cop, au sein de laquelle 330 jeunes de plus de 140 pays se sont rassemblés pour montrer aux dirigeant·es les décisions qu’iels seraient capables de prendre si iels étaient au pouvoir.

La jeunesse française décide aussi de se tourner vers les collectivités territoriales, qui ont elles aussi leur rôle à jouer dans la lutte contre le réchauffement climatique. Si son espoir en l’État central et le gouvernement est épuisé, elle décide de changer de cible car elle se laissera pas voler son avenir.

Des actions prévues dans plusieurs villes de France

En même temps que se tiendront le sommet de l’ONU sur le Climat (12 Décembre) et le Conseil Européen débattant des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’UE (10 et 11 Décembre), les groupes locaux de Youth for Climate France et de nombreuses autres organisations mèneront diverses actions partout en France. De nature différentes, ces actions ont toutes un objectif commun : affirmer le détournement de la jeunesse de l’État central, et exiger des représentant·es locaux une action concrète.

Contacts presse :

Marin BISSON : 06 51 12 62 66
Mail : presse@youthforclimate.fr

 

[1] Trajectoires de réchauffement en fonction des mesures, engagements, et promesses des pays signataires de l’Accord de Paris :
 – Le Monde, jeudi 10 décembre 2020 : « Une relance verte pour un réchauffement à 2°C » par Audrey Garric : https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/12/09/climat-une-relance-verte-permettrait-de-contenir-le-rechauffement-a-2-c_6062733_3244.html 
 – Climate Action Tracker : « Global Update : Paris Agreement Turning Point » : https://climateactiontracker.org/publications/global-update-paris-agreement-turning-point/ 

[2] GIEC : « Réchauffement planétaire de 1,5°C » : https://www.ipcc.ch/sr15/ 

[3] Reporterre publie les documents transmis à la Convention Citoyenne pour le Climat : https://reporterre.net/Reporterre-publie-les-documents-transmis-a-la-Convention-citoyenne-pour-le-climat 

[4] Interview d’E. Macron sur le média Brut le Vendredi 4 Décembre 2020 : https://www.youtube.com/watch?v=IvkewyupR_8

Face à l’Urgence Sociale et Climatique, Associations et Syndicats du Rhône s’unissent pour un Autre Monde d’Après !

Face à l’Urgence Sociale et Climatique, Associations et Syndicats du Rhône s’unissent pour un Autre Monde d’Après !

Au mois de novembre 2020 a eu lieu la première réunion du collectif« Plus Jamais ça ! Rhône », qui vise à accentuer le rapprochement entre luttes sociales, écologiques et climatiques.

En effet, face à une crise sociale décuplée par la crise sanitaire et une catastrophe climatique dont les effets sont de plus en plus visibles, nous avons décidé, dans le cadre de la dynamique initiée nationalement avec les 34 mesures de sortie de crise proposées par l’appel Plus jamais ça !, de créer le collectif « Plus Jamais ça ! Rhône » et de lutter ensemble pour un Autre Monde d’Après, un monde respectueux de la planète et de ses habitant.e.s.

L’objectif de ce collectif est de décliner les 34 propositions du plan de sortie de crise, à travers des luttes locales et la mise en place d’alternatives au système actuel. Également, ce collectif doit permettre de renforcer les liens entre les différentes luttes, qu’elles soient sociales ou écologiques, car elles ont souvent la même origine : un système pillant les ressources de la Terre et exploitant les Hommes au profit d’une minorité.

Il est urgent de repenser l’ensemble des rapports sociaux, le travail, les finalités de la croissance, le partage des richesses créées, le rôle et le devenir des services publics, la place des femmes et des hommes dans la société comme dans l’entreprise, les conditions d’un véritable exercice de la démocratie.

La lutte pour la fin du mois et contre la fin de monde sont convergentes. Ensemble, luttons !

Les premiers membres de ce collectif sont :

  • Alternatiba ANV Rhône
  • ATTAC Rhône
  • La CGT Union Départementale 69
  • La Confédération Paysanne 69
  • la F.S.U 69
  • Greenpeace Lyon
  • Oxfam Lyon
  • l’Union Syndicale Solidaires du Rhône
  • Youth For Climate Lyon

Contacts Presse :

Expansion d’Amazon en France – Complicité au plus haut niveau de l’État, nos élu·es doivent réagir !

Expansion d’Amazon en France – Complicité au plus haut niveau de l’État, nos élu·es doivent réagir !

En ce jour de “Black Friday”, Alternatiba ANV Rhône, Youth for Climate Lyon et Extinction Rébellion Lyon se mobilisent pour dénoncer la complicité de l’État et du président E. Macron dans le développement délétère d’Amazon. Plusieurs permanences des député·es LREM du Rhône ont été ciblées pour interpeller leurs locataires. Resteront-iels coupablement silencieux face à la destruction des emplois et des commerces de proximité en France ? Alors qu’une nouvelle étude parue aujourd’hui prouve les effets dévastateurs du système Amazon en France, les député·es doivent prendre position. En effet des politiques ambitieuses peuvent encore sauver les commerces de proximité, qui ont déjà tant souffert de la crise du COVID 19. Stoppons Amazon avant qu’il ne soit trop tard !

Macron déroule un tapis rouge au rouleau compresseur Amazon

Fraude à la TVA, explosion de notre emprunte carbone importée, ubérisation du travail,… autant de raisons qui auraient déjà dues être suffisantes pour que le gouvernement s’empare de la question de l’impact du e-commerce en France. Pourtant la majorité et E. Macron en tête évitent le sujet sciemment depuis le début de son mandat. Et ce ne sont pourtant pas les occasions qui ont manqué,des propositions de moratoire sur les entrepôts commerciaux ayant été déposées à plusieurs reprises.Mais que ce soit dans le cadre de la loi économie circulaire en décembre 2019, ou au travers d’une proposition de loi dédiée déposée par Delphine Batho en juin 2020,l’idée a été rejetée en bloc par la majorité [1] malgré l’approbation de 78 % de la population [2]. La convention citoyenne pour le climat avait pour intention d’inclure les entrepôts du e-commerce dans leur proposition sur l’expansion des zones commerciales. Barbara Pompili, signataire d’une tribune en soutien au moratoire, le reprit d’ailleurs à son compte [4]. Ainsi dès son entrée au ministère, elle proposa un moratoire de 6 mois sur ces entrepôts.Rapidement muselée, sa proposition s’est transformée en mission ayant pour but de« garantir un développement durable du commerce en ligne et des entrepôts logistiques »[5].Première couleuvre de taille à avaler pour la ministre, dictée par le plus haut niveau de l’État.

Nouvelle étude accablante !

De concert, le gouvernement et la direction d’Amazon s’acharnent dans les médias à minimiser l’impact du e-commerce en France. Mais une étude publiée ce jour par 2 économistes devrait pouvoir rétablir la réalité de la situation. En effet elle révèle qu’en prenant en compte l’ensemble des secteurs nécessaires à son fonctionnement,le e-commerce a détruit en France 81 000 emplois net entre 2007 et 2018 dans le commerce non-alimentaire et menace d’en détruire 68 000 supplémentaires d’ici 2028 si aucune mesure n’est prise [6].Les commerces de proximité sont les plus lourdement impactés par ces destructions d’emplois. “L’étude révèle que lorsqu’1 emploi est créé dans les grandes enseignes de e-commerce, 6 emplois sont détruits dans les petits commerces.En tant que leader de la vente en ligne en France, la responsabilité d’Amazon dans ces destructions d’emplois ne fait plus aucun doute, de même que la nécessité de stopper les nouveaux projets d’entrepôts de e-commerce pour empêcher le scénario de se réaliser.

Qu’en pensent les député.es du Rhône ?

L’ensemble des député·es du Rhône n’ont pas encore été amené·es à se positionner publiquement sur le sujet. Le député Jean Luc Fugit, rencontré par Alternatiba ANV Rhône en décembre 2019, avait lors de cet entretien signifié un « fort » intérêt pour le sujet. Toutefois, derrière ce discours, aucune forme d’engagement public ou aucune prise de position à l’Assemblée ne fut à mettre à son crédit. Situation parfaitement représentative des échanges qui ont pu avoir lieu partout en France avec les député·es de la majorité : de belles paroles pour tenter d’éclipser la collusion entre Amazon et l’État.

La loi CCC, dernière occasion de stopper Amazon

Ainsi les activistes d’Alternatiba ANV Rhône, de Youth for Climate Lyon et d’Extinction Rébellion Lyon interpellent les député·es LREM directement devant leurs permanences. Cinq locaux parlementaires ont été ciblés durant la nuit du 3 décembre et ce matin c’est au tour de la permanence du député Thomas Rudigoz. « Face à la destruction des commerces, serez-vous complices de l’expansion d’Amazon en France ? » pouvait-on lire sur le mur de carton, monté ce matin devant sa permanence du 5ème arrondissement. Par cette action les activistes souhaitent dénoncer la complicité d’un gouvernement et d’une majorité qui participent sciemment à la destruction des emplois locaux et de l’environnement.

Le projet de loi “Convention Citoyenne pour le climat” devrait être présenté dans les prochains jours et voté à partir de mars. Il s’agit de la dernière occasion de stopper l’expansion d’Amazon en France. 14 sites Amazon ont déjà ouvert depuis 1 an en France et une dizaine de nouveaux entrepôts sont sur le point de voir le jour dont celui de Lyon.

Suite à l’action de ce jour, nous exprimons à nouveau notre volonté de dialogue avec les député·es de nos circonscriptions ! Resterez-vous sans rien faire face à cette situation ? Serez-vous complices de la destruction des commerces et des emplois de notre région ?

 Contacts Presse :

Adrien MONTAGUT (Alternatiba ANV Rhône) : 06 74 10 27 67 – adrien.montagut@protonmail.com
Marin BISSON (Youth for Climate Lyon) : 06 51 12 62 66 – presse@youthforclimatelyon.fr 
Charles DE LACOMBE (Alternatiba ANV Rhône) : 07 80 06 93 87 – charles@de-lacom.be

Béton Lyonnais : après une 2ème Victoire Judiciaire, les riverain·es et associations préparent la suite

Béton Lyonnais : après une 2ème Victoire Judiciaire, les riverain·es et associations préparent la suite

Alors que l’entreprise Béton Lyonnais tente d’intimider les riverain·es qui essayent de lui faire respecter la loi, les tribunaux donnent raison aux citoyen·nes. L’entreprise, en plus de ne respecter aucune norme environnementale, est implantée dans la zone de protection d’un captage d’eau potable de la Métropole de Lyon et dans une zone agricole dans laquelle aucune activité industrielle n’est permise. Et pourtant, elle continue à exercer sur place depuis 27 ans. Les riverain·es ont déjà gagné deux procès contre l’entreprise, et, accompagné ·es des associations Youth for Climate Lyon, Extinction Rébellion Lyon et de citoyen·nes engagé·es, iels s’apprêtent à passer à la vitesse supérieure : exiger en justice la délocalisation complète de l’entreprise.

Historique de l’affaire

Béton Lyonnais, entreprise de fabrication de béton et autres matériaux de chantier s’est installée en 1993 à Décines-Charpieu, dans le quartier des Marais. Premier problème : l’entreprise n’aurait jamais dû s’installer sur les lieux. En effet, depuis 1976, les parcelles sur lesquelles elle s’installe sont protégées par une Déclaration d’Utilité Publique (DUP) qui protège une zone de captage d’eau potable extrêmement importante pour la Métropole de Lyon. Bien que le captage de La Rubina ne soit pas le plus utilisé de la Métropole, il constitue l’un des principaux captages de secours que pourrait utiliser la Métropole de Lyon, en cas de problème avec le captage principal de Crépieux-Charmy qu’elle qualifie elle-même de “vulnérable”. En effet, le captage de la Rubina a une capacité potentielle de captage de 6 000 m3 d’eau par jour. L’entreprise est de plus installée sur une zone agricole définie par le Plan Local d’Urbanisme et de l’Habitat (PLUH), sur laquelle toute activité industrielle est interdite.

Mais l’entreprise, bien qu’installée illégalement, possède un récépissé de déclaration d’activité de la Préfecture du Rhône, l’autorisant à en exercer certaines sur les lieux. Mais presque dès l’installation de l’entreprise, les activités qu’elle exerce ne correspondent absolument pas à celles déclarées en 1993, et sont classées au registre des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). L’entreprise Béton Lyonnais exerce donc illégalement des activités réglementées dangereuse pour l’environnement et pour la santé publique sur une zone où elle n’a pas le droit d’être installée selon des législations nationales et locales.

Et là ne s’arrêtent pas les méfaits de l’entreprise. Elle possède au moins 2 forages non déclarés et illégaux qui pompent l’eau potable de la Métropole de Lyon pour ne pas payer l’eau nécessaire à l’exercice de ses activités, déverse ses eaux usées à même le sol, stocke sans aucune mesure de protection des barils d’hydrocarbures alors que cette activité est réglementée par la DUP, entrepose une grande quantité de déchets, activité là aussi interdite,…

L’entreprise Béton Lyonnais a déjà été mise en demeure à maintes reprises par la Préfecture du Rhône, qui lui demande de se mettre en conformité avec ses injonctions. Après avoir été condamnée à payer des astreintes et des amendes administratives, l’entreprise ne change toujours rien à son comportement.

Youth for Climate Lyon, Extinction Rébellion Lyon, et les riverain·es et citoyen·nes engagées exigent la délocalisation de l’entreprise en Zone Industrielle. Une entreprise de fabrication de Béton qui en plus n’a aucune considération pour l’environnement n’a rien à faire dans une zone agricole, et dans une zone de protection d’un captage d’eau potable aujourd’hui inexploitable pour cause de pollution des eaux.

Deux victoires pour la société civile, deux défaites pour Béton Lyonnais

Soulagés d’avoir remporté ce procès Baillon qui servait à nous faire peur, nous comptons maintenant sur tous les citoyens mobilisés pour protéger l’eau potable.

Mélissa, riveraine du captage d'eau de La Rubina et de Béton Lyonnais

Alors que l’entreprise Béton Lyonnais est en tort sur tous les points, elle tente de se défendre en assignant en justice les riverain·es qui tentent de lui faire respecter la loi. Les riverain·es ont ainsi été attaqué·es pour des motifs sans queue ni tête tels que des troubles du voisinage pour une climatisation trop bruyante (on parle ici d’une entreprise qui fabrique du béton portant plainte pour le bruit d’une climatisation), ou encore une plainte pour mise en danger d’autrui, accusant les riverain·es d’avoir tenté de porter atteinte à la santé du gérant avec le coronavirus pendant le confinement.

Suite à l’inactivité des pouvoirs publics contre l’entreprise, les riverain·es ont mis en ligne une pétition reprenant les informations de la DREAL pour tenter de faire pression. Cela leur a valu une attaque en justice pour diffamation, dont ils viennent de gagner le procès ! Le juge a reconnu que les informations diffusées dans cette pétition n’étaient que la stricte vérité, et que l’entreprise Béton Lyonnais est bien coupable des infractions dont l’accuse Mme Ghommam, auteure de la pétition.

C’est une grande victoire pour les riverain·es et les associations car la décision du juge nous conforte dans l’idée que nous avons raison de dénoncer les méfaits de Béton Lyonnais. Cette entreprise est un désastre environnemental et humain qui dure depuis 27 ans. L’action de la société civile est indispensable pour faire bouger les acteur·ices public·ques

Marin Bisson, membre de Youth for Climate Lyon

Les associations et les riverain·es montent d’un cran

Après s’être vu·es refuser l’abrogation du récépissé autorisant la société Béton Lyonnais à s’installer sur les lieux par la Préfecture, les riverain·es, soutenu·es par les associations Youth for Climate Lyon et Extinction Rébellion Lyon, et grâce à l’aide de leur avocat Me Raffin, s’apprêtent à continuer la bataille juridique au Tibunal Administratif de Lyon. Pour la protection de l’eau des Lyonnais, voici l’objectif : obliger M. le Préfet du Rhône à abroger l’autorisation d’exploitation des lieux au vu du non-respect des prescriptions administratives imposées à l’entreprise.

Aujourd’hui, suite aux nombreuses chances accordées à Béton Lyonnais par la DREAL pour se remettre en conformité, nous ne pouvons plus croire en la bonne volonté de l’industriel, qui n’a de cesse de se comporter comme un délinquant environnemental. Je ne vois pas pourquoi il changerait aujourd’hui. Et c’est un bien commun, un enjeu majeur de santé publique pour l’ensemble des habitants du Grand Lyon qui est en jeu : la salubrité de l’eau. C’est pourquoi une seule solution est envisageable pour assurer la résilience de notre territoire : la délocalisation de Béton Lyonnais en zone industrielle.

Éline Varicelli, membre de Extinction Rébellion Lyon

Contacts Presse :

Marin Bisson, Youth for Climate Lyon : 06 51 12 62 66
Éline Varicelli, Extinction Rébellion Lyon : 06 20 96 70 32
Mélissa Ghommam, riveraine : 07 66 55 93 57

Mail : presse@youthforclimatelyon.fr